Le moment avait été parfait. Edward avait su rester maître de lui et avait été d'une infiniment tendre. Durant cette nuit, il n'avait jamais été plus humain : ses gestes avaient été un peu hésitants - ce que j'avais trouvé adorable au passage. J'étais sa femme, maintenant. Dans tous les sens du terme. J'étais heureuse, aussi. Alors que ma main, continuait de caressait sa joue, il parla doucement, comme pour prolonger et préserver le moment :
- Merci.
- Merci à toi aussi, dis-je.
- Je me sens vraiment... heureux.
Je ris, le comprenant parfaitement.
- Tu sens comme ma peau s'est réchauffée ? Demanda-t-il, en me prenant la main.
En effet, sa peau d'habitude froide, était tiède, voire chaude - proche de la température humaine. Je hochais doucement la tête, plongeant mon nez dans ses cheveux et humant leur merveilleuse odeur. Doucement, il se releva, et me contempla - ses yeux de velours semblaient caressants sur ma peau nue. Puis, il m'enroula dans les draps, et me serra contre lui. Quelques secondes plus tard, il commença à me fredonner ma berceuse et juste avant que je ne tombe dans les bras de Morphée, je l'entendis murmurer :
- Dors ma Bella. Tu es la seule a avoir su me faire découvrir ce qu'est le bonheur. Dors mon amour. Soit sans craintes, je veille sur toi et ton c½ur... Pour toujours...
Il n'était pas loin de dix heures trente lorsque je me réveillais. Je cherchais à tâtons le corps d'Edward en marmonnant son prénom, mais ne trouva qu'un emplacement vide. Je me relevais. Le drap rouge glissa sur mon corps nu et je frémis en sentant la morsure du froid. Il n'y avait que moi dans la pièce. En plissant le front, je frottai ma nuque rendue raide par la nuit passée. Ma main effleura alors le collier, et je pris la pierre entre mes doigts, faisant scintiller le joyau de-ci delà. Je poussais un long bâillement et cherchai des vêtements à mettre. Ma main ne tomba que sur la chemise d'Edward - celle qu'il avait porté la nuit dernière. Sans me poser de questions, je l'enfilais. Elle était trop grande évidemment, et tombait au niveau de mes cuisses. Je relevais le col, humant l'exquise odeur qui s'était incrustée dans le vêtement. Je me détendis un peu. Sa fragrance sucrée et un peu sauvage formait comme un rempart autour de moi. Une protection plus qu'agréable, comme si il était à mes côtés, me protégeant. Je remontais les manches, ferma quelques boutons, et quitta la chambre.
Prudemment, je regardais le hall et poussa un cri d'exclamation.
Le salon, ainsi que le bas de l'escalier était couvert de bouquets de roses. Toutes de variétés différentes. Il y avait cependant un chemin – au milieu de toutes ces fleurs - pour me permettre de passer et déboucher sur le salon.
Je m'assis sur le siège du piano, seul espace qui n'était pas encombré par les roses. Sur le couvercle de l'instrument était posé un bouquet dont la variété de fleurs était totalement différente de celles qui s'étendaient sur le sol : des frésias entrelacés par quelques bruns de lavande. A côté, une carte :
Pour ne pas avoir réussi à découvrir tous les desserts.
Je t'aime.
Edward.
Je rigolais. C'était donc ça ! Il avait dévalisé tous les fleuristes de Juneau, et même les villes alentours, vu la quantité de fleurs. Il avait incontestablement payé une petite fortune pour acheter ses roses. A ces mots, je me renfrognais.
Dans mon esprit passa furtivement le visage de Rosalie qui m'avait un jour raconté son histoire, notamment le jour où Royce lui avait offert des quantités de fleurs.
- Bonjour ! S'exclama une voix de velours.
En un instant, il fut à mes côtés, m'enlaçant tendrement.
- As-tu bien dormi ? S'enquit-il.
- Très ! Et ta nuit ?
- Agréable. Au fait, cette surprise tu l'as trouve comment ?
- Comme tous les autres cadeaux.... inutile. Je n'ai vraiment pas besoin de tout ça, ton amour suffit.
- Oh oh ! Vraiment ?
Son regard se vrilla au mien, et je perdis immédiatement pied dans l'or abyssal de ses pupilles.
- Alors ? Continua-t-il.
- D'accord ! Ça me fait plaisir, merci ! Abdiquai-je.
Ne pouvais-je jamais gagner contre lui ? Ou il y avait une loi naturelle et indéniable qui disait qu'il était impossible de gagner contre Edward Cullen ? Il fallait croire que oui...
- Mais de rien. Je te prépare ton petit-déjeuner ?
- Non ! Je veux le faire moi-même, cette fois.
Je me levais d'un bond, et mon regard se posa sur la cuisine encombrée de bouquets.
- Euh... tu pourrais débarrasser un peu toutes ces fleurs, qu'on puisse au moins aller dans chaque pièce ?
- Mais bien sûr !
Grâce sa vitesse naturelle, la pièce fut débarrasser en un clin d'½il. Je me préparais deux toasts et un verre de jus d'orange. Puis, mon déjeuner finit, je filai dans la salle de bain m'habiller plus décemment. J'allai mettre sa chemise dans le linge sale, quand il me prit de court en attrapant le vêtement, et en le portant à son nez, l'air béat.
- Ah ! Soupira-t-il. Ton odeur s'est imprégnée dans le tissu.
Malgré le fait qu'il n'y avait aucun rapport entre la chemise et ma mère, je me mis à penser à Renée. Et telle que je la connaissais, elle devait tourner en rond, attendant un signe de vie de ma part. Il était vrai que depuis mon mariage, c'est à dire cinq jours (déjà !), je ne lui avait pas donné de nouvelles.
- Hum, je vais appeler Renée, dis-je en descendant dans la cuisine.
- Passe lui le bonjour de ma part !
Elle décrocha le téléphone dès la première sonnerie. Naturellement, elle me reprocha de ne pas avoir appeler plus tôt, et de s'être inquiété outre mesure. Je passais les dix premières minutes à m'excuser.
- Comment ça se passe avec Edward ? Demanda-t-elle, une fois calmée.
- Bien. Il est très attentionné, il m'a offert un collier et des fleurs.
- Pas de dispute ?
- Maman ! Edward et moi, ce n'est pas comme vous et Charlie ! M'offusquai-je.
- Tu te protèges bien au moins ? Il ne t'a pas mis enceinte ?
Je restai sans voix pendant une minute, et elle prit mon silence pour ce qu'il n'était pas, c'est-à-dire une affirmation.
- Bella ! Tu te rends compte que tu es beaucoup trop jeune pour attendre un bébé ?!
- Et c'est toi qui me dis ça ? Tu veux que je te rappelles l'âge à lequel tu m'a eus ? M'énervai-je. Réaction épidermique quand on employait ce ton avec moi.
- Je ne veux pas que tu fasses les mêmes erreurs que moi, mais apparemment, c'est trop tard.
- Je ne suis pas enceinte maman !
Je ne mis pas moins de cinq minutes à la persuader qu'effectivement, je n'attendais pas d'enfant. Puis je pris des nouvelles de Phil, passa le message d'Edward, et raccrocha enfin. Je poussais un soupir de soulagement. Edward, était assis sur le canapé et m'observa en pouffant. Je lui lançais un regard peu amène.
- Ta mère est très drôle, vraiment !
- Je ne trouve pas ça marrant, boudai-je. Je t'avais dis qu'après un mariage si précoce, tout le monde croirait que je suis enceinte.
Je secouai la tête pour montrer mon mécontentement. Edward se leva souplement et entrelaça tendrement ses doigts aux miens.
- Te rends-tu compte, que nous sommes mariés depuis cinq jours ? Demanda-t-il.
- Quel vieux couple on fait ! Ironisai-je.
- Tu m'appartiens enfin, murmura-t-il en embrassant mes cheveux.
- Je t'es toujours appartenue, répliquai-je.
Nous restâmes un moment ainsi. Mais, intérieurement, quelque chose battait furieusement ma tête. Je me mordis la lèvre, avant de parler avec ma voix la plus légère :
- Au fait, quand comptes-tu faire de moi un monstre ?
Il se raidi, et je sentis sa mâchoire se contracter.
- Ne veux-tu pas attendre encore un peu ? Supplia-t-il.
- Je suis mariée à toi. J'ai réalisé ma part du compromis ! Contestai-je.
- Parce que tu t'es seulement mariée à moi pour devenir un vampire ?!
Derrière ses traits incrédules, ses yeux brûlaient sous l'intensité de la tristesse. Et je regrettais aussitôt mes paroles.
- Bien sur que non ! Me radouci-je. Mais... je t'ai offert ce que tu voulais, alors, j'aimerais que ça marche dans l'autre sens maintenant. Mon anniversaire approche à grands pas, et je t'ai déjà dis que si tu devais rester adolescent toute ta vie, alors moi aussi.
- Tu ne veux pas attendre, au moins la fin du premier trimestre ?
- Non !
- Un mois ?
- Tu peux faire mieux, Edward ! Une semaine !
- Quoi ? A la fin de la semaine de la rentrée ? S'exclama-t-il, médusé.
- Dans treize jours, c'est la rentrée. Alors après le sept août, j'espère que tu...
Il prit soudainement mon visage en coupe, et me dévisagea avec intensité.
- Tu es sûre de ce que tu veux ? Demanda-t-il, en détachant chaque syllabe.
- Oui. Je me suis mariée à toi. Je suis devenue une femme. Et j'aurais passé un peu du restant de ma vie humaine à l'université, comme tu le souhaitais.
Il me relâcha en soupirant. Le silence devint vite pesant, et je ne savais pas quoi dire pour le briser. Ce fut, finalement, mon amoureux qui parla le premier.
- On a reçu du courrier ce matin. Je n'ai pas voulu l'ouvrir sans toi.
Il désigna du menton, l'épaisse enveloppe de papier kraft, posée sur la cheminée. Une seconde plus tard, il me l'a tendit.
- Tu sais ce que ça peut être ?
- Les photos du mariage, sûrement, dit-il.
- Non ?!
Je m'empressais de l'ouvrir, et en sortit les reproductions. Edward se posta derrière moi, pour voir. Comme je le pensais, sur toutes les photos, il était beau comme un dieu. Quant à moi... j'étais belle, il fallait le reconnaître, Alice, Esmé et Rosalie avait fait du bon travail, vraiment.
- Tu crois qu'on doit en encadrer une ? Demandai-je, en plissant le nez.
- A dessus de la cheminée, ça sera parfait ! S'esclaffa Edward.
Je poussais un long soupir, et regarda pensivement par la fenêtre. Je fronçais les sourcils en voyant un rayon de soleil effleurer le parquet du salon. Edward, surprit mon regard, et répondu à la question muette que je me posais :
- La neige est en train de fondre. En même temps, rien que de plus normal puisque nous sommes en plein mois de juillet !
- Je suppose que tu ne sortiras pas en ville aujourd'hui.
- En effet, il est préférable que je reste ici.
- Dans ce cas, je te tiens compagnie ! Tu seras mon prisonnier, pour une fois ! M'exclamai-je, ravie.
- Pendant toute une journée ? Quelle douce torture...
- Il reste juste la question du « qu'est-ce qu'on va faire ? ».
- Hmm... J'ai ma petite idée...
Il me prit les poignets et m'attira à lui. Devinant ses intentions, je me hissais sur la pointe des pieds, tandis qu'il se penchait. J'atteignis enfin ses lèvres...
Un chapitre qui sert à rien xD
Je trouve qu'en ce moment la vie d' Edward et Bella est très monotone.
Heureusement, dès que ce sera la rentrée, il y aura plus "d'action".
J'ai vu que le chapitre 12 vous a plu, je suis contente.
Merci !
Il parle de ce que font Bella et Edward à la fin de ce chapitre...
"- Bella ! Essaye d'écarter plus tes jambes !
- Je peux pas plus ! Je suis à fond. Attends... Recule un peu s'il te plait... Tu me fais mal.
- Ça va mieux là ? S'enquit-il.
- Non ! J'ai encore mal ! Dis-je, en grimaçant.
- Tu crois vraiment que c'est une bonne idée ?
- Je te signale que c'est toi qui l'as eu, rétorquai-je.
- Tant pis, si ça marche pas, il ne vaut mieux pas continuer.
- Tu as raison.
Doucement, il recula tandis que je me redressai.
- Non, je crois que faire une partie de twister n'était pas une bonne idée..., dis-je, en frottant mon dos endolori..."