At-Night-Fall • Chapitre 8 •

• At-Night-Fall • Chapitre 8 •

- Hum, commençai-je en m'éclaircissant la gorge. Je voulais d'abord vous remercier d'être venu. Particulièrement ceux qui ont fait le déplacement depuis Ph½nix, Jacksonville...ou encore d'Alaska.

Tanya acquiesça.

- Je voulais annoncer également qu'Edward, mon... époux (les mots ses perdirent dans ma gorge) et moi pensions profiter de notre lune de miel pour déménager à Juneau, la ville où se trouve notre futur université.

Mon père à ma droite se crispa. Je fis de même - inconsciemment. Me tenant toujours la main, Edward traça des cercles avec son pouce pour me détendre.

- Nous partirons dans quelques jours. Je profiterais donc de ce mariage pour faire mes adieux à certains... Mais je n'oublierai pas de vous donner de mes nouvelles ! Ajoutai-je précipitamment. Merci.

Je m'assis, les jambes flageolantes et le sang battant mes tempes.

- Tu nous manqueras Bella, s'écria une voix d'homme.

Je levais la tête et reconnu Seth, accompagné de sa mère et de sa s½ur. Je remarquais alors que personne ne semblait déçu de mon discours. Certains approuvèrent les paroles de Seth. Tous ne semblaient pas horrifiés, contrariés ou dépités comme je m'y attendais.

- Ils semblent plutôt bien digérer la nouvelle, me murmura Edward. Laisse-moi faire pour la suite.

Ce fut à son tour de se lever. Je lançais un coup d'½il à Charlie. La couleur violette s'estompait peu à peu de son visage pour revenir au rose. Il regardait dans le vide. Je caressais son bras. Il ne s'en rendit pas compte.

- Papa ?

- Hein ? Ah Bella !

- Ne m'en veux pas. J'ai fais mon choix. De plus, tu m'avais demandé de te prévenir si je m'en allais. Tu te souviens ? Demandai-je d'une voix douce pour éviter de le brusquer.

- Oui. Tu es devenues si indépendante maintenant. Le mariage, l'université... J'ai l'impression que c'était hier encore où je te tenais au creux de mes bras.

Je lui frottais le dos, écoutant Edward qui parlait, remerciant nos amis, familles. Promettant aussi un futur heureux etc....
Des serveurs apportèrent d'immenses chariots, servant les invités tour à tour. Edward, embrassa ma joue en se ressayant.

- Je t'aime, tu es magnifique, me dit-il de son irrésistible ténor.

- Moi aussi, je t'aime.

Quand se fut à lui, Edward demanda le moins de nourriture possible, prétextant un manque d'appétit. Je me rendis compte que moi, j'avais une faim de loup – n'ayant pas manger le matin. Amusé, mon... mari (Il me faudra – apparemment – un bon moment avant de m'habituer), me regarda manger. Il attrapa ma fourchette, et prit un morceau de nourriture qu'il déposa sur ma langue. Il rigola, et attrapa mon menton, essuyant un peu de sauce au coin de mes lèvres avec son pouce. Je n'étais pas tellement habituée à ces attitudes mais elles ne me déplaisaient en rien, je le laissé donc faire.

A l'heure du dessert, un cuisinier apporta la plus grande pièce montée que je n'avais jamais vue de ma vie. Un énorme gâteau blanc à plusieurs étages, nappé de crème et décoré de fraises. Comme la tradition exigeait que se soit les mariés qui le coupent, je voulu m'emparer du couteau, mais Edward me prit de vitesse :

- Tu ne me crois pas capable de le découper ? Demandai-je, piquée au vif.

- Je ne voudrais pas que tu te blesses, se justifia-t-il avec sa moue au coin des lèvres auquel je ne résistais pas.

Il faisait sûrement allusion à mon dernier anniversaire où Jasper avait failli me tuer... Je tressailli, mais le laissais comme-même réaliser la tâche...
Après avoir servi tout les convives, on retourna nos places, une part de gâteau dans la main, je pris un fraise et la regarda avec insistance :

- Il faut que la savoure. Si ça se trouve, c'est la dernière fois que j'apprécierai de manger mon fruit préféré.

Il me vrilla de son regard incandescent derrière ses longs cils noirs, et j'y décelé une lueur de tristesse, ce qui me fit regretter mes paroles aussitôt. Il tenait tellement à ce que je reste humaine.

- Pardonne-moi, murmurai-je.

Il secoua le menton.

- Te pardonner de quoi ? Il ne faut pas t'interdire certaines phrases pour moi...

Il me sourit, mais son regard était toujours circonspect.
Après le repas, je pris le temps de parler avec mes invités, Edward collé à moi - une main autour de ma taille. Encore une fois, Tanya vint nous voir, elle avait le nez plissé et ses prunelles étaient prudentes.

- Ce garçon et sa famille là-bas, dit-elle en désignant Seth, ont une odeur bizarre et forte.

- Ce sont des loups-garous, lâcha Rosalie en arrivant.

La surprise se peignit sur le visage de Tanya. Le mien était horrifié, et Edward fusillai sa s½ur du regard.

- Des loups-garous, marmotta la jeune femme d'Alaska.

Son ton avait prit des accents veloutés qui me donnèrent des frissons. Pas de peur, mais plutôt d'anxiété pour Seth. Une voix à l'intérieur de ma tête me disait qu'il n'aurait pas fallu lui avouer la vérité. Esmé appela Tanya, qui en profita pour s'éclipser, le visage indéchiffrable.

- Je suis désolée, s'excusa Rosalie, je n'aurais pas dû.

- C'est le mot, siffla Edward. Ses pensées ne semblent pas hostiles cependant. Mais j'aurais préféré ne pas lui apprendre cette nouvelle.

- Ils ont toute notre confiance, je croyais bien faire de les prévenir, répliqua sa s½ur.

Ses yeux étaient chagrinées. Elle s'en voulait sincèrement. Je lui pris la main. Comme moi, elle fut étonnée de mon geste.

- Le mal est fait, mais je ne t'en veux pas, Rosalie. Au fait, mes anciens amis de Ph½nix ont l'air de te trouver à leurs goûts, plaisantai-je pour détendre l'atmosphère.

Elle me sourit. Emmett arriva.

- Qui regarde Rosalie ? Demanda-t-il avec une fausse colère.

Il attrapa sa compagne par la taille et l'embrassa sur la joue.

- Viens Rose, rentrons dans la maison. Il faut qu'on soit aux premières loges pour voir Edward et Bella danser, je ne veux surtout pas en perdre une miette, rigola-t-il en me lançant un clin d'½il.

Il s'éloigna avec la jeune blonde tandis que ses paroles s'insinuait - tel un poison - dans mon cerveau. « Le bal ! Oh malheur... m'écriai-je dans ma tête. Je l'ai oublié !». Il fallait que je trouve une parade pour éviter de danser. Inutile de demander à un des Cullen à me casser quelque chose.

- A quoi penses-tu ?

La voix d'Edward me tira de mes pensées. Je ne répondit rien, cherchant encore un moyen de me défiler. Mon amoureux scruta mon visage quelques minutes avant de s'esclaffer. Ses dents étincelèrent sous l'effet des faibles rayons de soleil qui perçaient la couverture nuageuse.

- Tu n'as pas envie de danser.

- Non.

- Pourtant Alice, t'a apprit les bases, il me semble. Rigola-t-il, en me regardant tendrement.

- Il n'y avait que elle et moi. Aucun risque qu'on rigole de moi, si je lui marchais sur les pieds ou me trompait dans le tempo. Ripostai-je, en frissonnant.

- C'est de ça que tu as peur ? Tu as failli mourir plusieurs fois, et tout ce qui t'inquiète c'est de danser devant du monde.

- Tu connais ma maladresse...

- S'il te plait ?

Il prit mon visage entre ses doigts et plongea ses yeux dans les miens (Je trouvais qu'il le faisait trop souvent à mon goût). J'oubliais de respirer, et me perdais dans la lave embrasée de ses iris. Je secouai la tête afin de m'éclaircir l'esprit, reprenant mon souffle au passage.

- Tu es impossible ! Cédai-je, en poussant un soupir de résignation.

Il me tendit la main, triomphant, que je pris en boudant. Il m'entraîna alors dans le salon des Cullen. Il y avait assez de place pour que les convives puissent s'installer autour de la piste. Nous fûmes même applaudi tandis que nous nous installions au centre. Il y avait trop de monde, ça ne me plaisait pas. Edward serra ma taille, je m'accrochais à son épaule. Mon c½ur avait perdu toute mesure, et j'étais certaine que les vampires présents l'entendait parfaitement.

Je remarquai alors l'orchestre qui se tenait sur l'estrade qu'occupait le piano, avant. Ils se mirent a jouer un air lent, une valse. Edward commença à bouger. Je le suivit avec peine, tâchant de me souvenir des conseils d'Alice, mais rien ne me vint à l'esprit. Rien, sinon le rien. J'avais l'esprit vide.
A ma grande honte, je lui écrasait le pied. Je vis sa joue tressaillir, comme s'il retenait un rire. Détournant un instant le regard, je vit Alice qui secouait la tête, désespérée.
Carlisle intervint avec Esmé - à mon grand soulagement. Ils se mirent à valser avec une élégance qui dépassait le réel, suivit par Rosalie et Emmett et enfin Alice et Jasper. Leur grâce était telle qu'une danseuse étoile aurait damné son âme pour atteindre ne serait-ce que leurs chevilles.
La minute d'après, plusieurs autres couples envahirent la piste. Je fus apaisée quand je vis qu'Edward et moi n'étions plus l'attention des regards, j'en profitais pour ralentir le rythme. Je posais mon front sur son torse en soufflant, il embrassa mes cheveux tandis que murmurais :

- Vivement que tous ça se finisse...

Maintenant que nous n'étions plus les seuls à danser, j'acceptais d'autres valses avec Edward. Il avait glissé ses pieds sous les miens ( Il avait pas mal avec mes talons aiguilles ?), comme lors du bal de notre première année. Au fur et à mesure, la musique de l'orchestre fut remplacé par des airs plus libres, qui convenaient plus aux jeunes.
Une seule fois, le bal fut interrompu par le photographe qui nous demanda d'aller dehors pour les clichés. Après les photos de groupe, il nous prit - Edward et moi - à part. Les invités retournant au salon. J'essayais de faire mon meilleur sourire, consciente qu'Edward attirerait toute l'attention une fois les photos sur papier glacé.

- Les photos seront retouchées avant d'être envoyées, s'exprima le photographe, tandis qu'il réalisait un autre portrait de nous.

La phrase m'était directement adressée. Il n'y avait rien a retouché sur Edward.
A mon grand soulagement, il partit enfin et semblait assez satisfait de lui.
J'en profitais pour m'éclipser avec mon compagnon, et passais la fin de l'après-midi, dehors, dans ses bras, nos doigts entrelacés. Nous n'avions pas besoin de parler.
Alice sortit dehors, et alluma bougies et lampes. Le jardin, déjà magnifique, semblait encore plus irréel.
Le repas du soir se fit dans l'enjouement et la rigolade. Au détour d'une conversation, je demandais à Edward, où les invités logeraient, et je fis les yeux ronds quand il me dit qu'ils avaient louer un hôtel. Je ne tentais même pas de calculer le prix.
« Ta famille logera ici, bien sûr, avait-il rajouté. »
La maison se vida peu à peu, seuls resta les Cullen, ma famille désormais, et mes parents (sans oublier Phil).
Je les accompagnais jusqu'à leur chambre ( Renée s'extasia devant la décoration de la sienne). Alors que j'allais refermer sa porte, Charlie me héla, il évita de me regarder comme lorsqu'il était gêné :

- Tu dors avec Edward ? Me demanda-t-il, l'air de rien.

- On est marié, ça ne serait pas normal que l'on fasse chambre à part. Dis-je, surprise et méfiante.

- Alors...Ne faites pas trop de bruit, Marmonna-t-il.

- Papa ! M'offusquai-je.

A court de mots pour exprimer ma colère, je lui claquais la porte au nez, et redescendis l'escalier, les joues brûlantes. Edward arriva, et dans son regard, je vis qu'il avait entendu la conversation. Son sourire tordu sur les lèvres montrait qu'il s'empêchait de rigoler. Il ne fit aucun commentaire, cependant.

- Vous voulez que je vous aide ? Questionnai-je à mes s½urs.

- Bien sûr que non ! Va te coucher ! Je ne veux pas me retrouver face à un zombie demain, s'exclama Alice.

- A demain alors... Marmonnai-je.

Esmé me serra dans ses bras, visiblement très heureuse. Je montais dans la chambre d'Edward, tandis que lui me suivait, silencieux. Avec un soupir de bien-être, je m'étalais sur le lit.

- Tu n'enlève pas ta robe ? S'enquit, très doucement.

- Je suis trop fatiguée...

- Ni pense même pas ! S'écria Alice, en déboulant dans la pièce.

Elle voulu me tirer en arrière. Edward l'empêcha.

- Toi, pousses-toi, grogna-t-elle.

Elle repoussa son frère, et me tira vers la salle de bain, refermant violemment la porte. Je me mis debout à contre-c½ur, et la laissée enlever la robe. Je mis rapidement mon pyjama. Encore irritée, Alice me tendit une lingette mouillée.

- Démaquilles-toi, m'ordonna-t-elle, en défaisant ma coiffure.

J'obéis. Après qu'elle eut finit, je me brossais les dents et me tournais vers elle.

- Je peux me coucher maintenant ?

- Mouais...

- Bonne nuit.

- Bella !

Elle m'attira à elle, et me serra dans ses bras. Toute trace de colère avait disparue.

- Je suis contente que tu fasses partis de notre famille, maintenant .

- Moi aussi, Alice, répondis-je en embrassant ses cheveux.

Elle partit ensuite hors de la chambre, tandis que je me glissais dans le lit aux couvertures dorées. Edward me cala contre son torse musclé. Je levais la tête et embrassais sa mâchoire froide. Je me redressais un peu, pour atteindre ses lèvres. Il enroula ses bras plus étroitement autour de ma taille, m'attirant encore plus à lui tandis que j'agrippais sa nuque. Ses lèvres étaient avides, tout comme les miennes. Sa bouche glissa le long de ma mâchoire, et traça un chemin jusqu'à ma gorge. Mon c½ur battait douloureusement dans mes côtes. Hélas, trop tôt à mon goût, ses lèvres quittèrent ma peau.
Je voulu protester, mais la fatigue me gagna tout d'un coup. C'était le contrecoup du stress de ce matin sans aucun doute. Je me roulais contre la musculature d'Edward, qui m'appartenait désormais.

- Dors, Bella Masen Cullen, murmura Edward si bas, que sa voix se fondit dans la tranquillité de la pièce.

- Ça fait bizarre, dis-je en grimaçant.

- Tu t'y habituera avec le temps...

- Oui...Répondis-je, séduite par les années à venir avec lui.

Il chanta ma berceuse, et je ne tardais pas à m'endormir, sereine.

_____

La journée est enfin passée pour Bella, à son grand soulagement xD
Merci beaucoup pour vos nombreux commentaires, ils me font tous très plaisirs.
J'espère que vous avez aimé ce chapitre.

Merci.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 13:16

Modifié le mercredi 25 juin 2008 14:26

At-Night-Fall • Chapitre 9 •

• At-Night-Fall • Chapitre 9 •
__Quelque chose de froid effleura ma joue, tout doucement. Mais ce geste fut suffisant pour me réveiller. Je clignais des yeux, et tournais la tête vers mon...mari qui me regardait amoureusement.

- Salut ! Dis-je, la voix encore étouffée par le sommeil.

Accueil quelque peu banal dont je m'excusais avec un pauvre sourire.

- Je t'accorde ta minute d'humanité, rigola-t-il en répondant à la question que j'allais lui poser.

- Merci.

Je filais dans la salle de bain, me brossa les dents et pris une douche rapide. Je remarquais alors en me séchant, le petit tas bien rangé de vêtements, posé sur un tabouret. « Alice a vraiment pensé à tout », me dis-je, en contemplant la robe en mousseline blanche. Je mis rapidement le vêtement et me contemplais dans le miroir. Je mis ma main - à temps - sur ma bouche pour retenir un cri paniqué. Edward du l'entendre malgré tout, car il frappa à la porte :

- Bella, ça va ? Demanda-t-il, inquiet.

- Oui, attend, répondis-je (avec des bêtes trémolos dans la voix).

Je tentais de gagner du temps en me brossant longuement les cheveux et en les attachants en une queue de cheval. Malheureusement, il fallait bien que je sorte. Je tournais lentement le verrou, et quitta la salle de bain.
Je gardais les yeux baissés pour ne pas regarder Edward. J'entendis une longue inspiration, puis il y eut un long silence que ni lui, ni moi ne brisâmes. Je savais parfaitement que - ni mon décolleté presque indécent et ni mes jambes découvertes subtilement ¹ - avaient échappés à son regard de braise.

- Et bien..., finit-il enfin par dire. Tu es splendide. Mais cet adjectif est bien pauvre pour te qualifier (sa voix avait prit des accents séduisants, qui me donnèrent une série de frissons).

Les joues en feu, je croisais les bras sur ma poitrine pour cacher ce qui était trop dévoilé à mon goût. Edward se leva du lit avec une grâce inconsciente, et fut prêt de moi en un battement de cil. Il souleva mon menton d'une main, et de l'autre, posée sur ma taille, m'attira à lui en embrassa la courbe palpitante de ma gorge. Les tambourinements de mon c½ur étaient si forts qu'il me fut difficile d'entendre ses mots :

- Tu ne devrais t'habiller de cette façon que pour moi.

- Hmm... Mais ce n'est que pour toi, que j'accepte de m'habiller avec cette robe, murmurai-je, tandis que mon souffle devenait erratique.

Ses lèvres atteignirent les miennes. Mes doigts agrippèrent ses boucles cuivrées et mon corps se colla au sien. Je venais - sans doute - de franchir encore une fois les limites qu'il avait lui-même imposées, mais il ne tenta pas de me repousser. Mieux, il m'attira encore plus à lui. Sa peau avait beau être glacée comme jamais, la mienne semblait s'être enflammée. Les rares moments où sa bouche se détachait de la mienne, il murmurait mon prénom de sa voix irrésistible. J'avais l'impression que nous nous embrassions de plus en plus souvent, de manière de plus en plus sensuelle. Hmm... mais ça ne me déplaisait pas.

- Bella, on n'attend plus que toi ! Cria Alice, en débarquant dans notre chambre. Mais.... Mais ! Ce n'est pas le moment ! Vous ferez ça ailleurs et un autre jour ! Se récria-t-elle, en s'interposant vivement.

Je lâchais les lèvres d'Edward à contre-c½ur et me tournais vers elle tandis que son regard critique coulait sur moi.

- Et bien ! Il ne fallait pas plus décolleté, s'exclama le lutin, amusée.

- A ce propos, évite d'autres vêtements de ce genre s'il te plait. Marmonna Edward, d'un ton possessif.

- C'est elle la mariée, il faut que tout le monde la regarde et la désire, rétorqua Alice. En attendant, tous les invités sont revenus. Il est temps de faire les adieux.

Je déglutis. Edward s'empara vivement de ma main, et m'attira doucement hors de la pièce. Tout le monde était dans le jardin a profité du deuxième jour – exceptionnel- de beau temps à Forks. Dès que je les rejoignis, des convives – les plus pressés – convergèrent vers nous. Parmi eux, ma mère et Phil.

- Oh Bella ! S'exclama-t-elle, en me serrant dans ses bras. J'espère que tu seras heureuse.

- Ne t'inquiète pas maman. Il y a Edward...

- N'oublie pas de me contacter de temps en temps. C'était vraiment un superbe mariage.

Les larmes menaçantes de couler, je l'embrassais vivement. C'était la dernière fois que je voyais ma mère. Une douleur sourde assaillie mon c½ur au moment où je pensais ces mots. Elle me relâcha, trop tôt. J'embrassais Phil également et reculais.

- Prend soin de toi maman, murmurai-je, en l'a regardant s'éloigner.

Edward me serra contre lui. Je respirai longuement, plusieurs fois, pour éviter de fondre en larmes. J'étais censée être heureuse. Pas question que les invités croient que j'étais trop sensible à une séparation. Même si pour moi cette séparation avait une définition très particulière. Je ne verrais plus ma mère.

Tandis que passait la matinée, le nombre d'invités diminuait à vue d'½il. Encore une fois, je faillis éclater en sanglots quand fut l'heure des adieux avec Mike, Jessica, Angela...

A la fin, il ne restât plus que les Cullen (dont je faisais partis désormais) et mon père.
Celui-ci ne tarda pas à vouloir rentrer chez lui. J'avais décidé de l'y suivre, pour déménager mes affaires. Je montais sur le côté passager de la Volvo tandis qu'Edward prenait le volant. Le trajet me parut durer quelques secondes et ma gorge se serra quand la voiture se gara dans l'allée.
Charlie me laissa seule avec mon amoureux pendant que j'emballais mes vêtements dans mes valises. J'avais décidé de n'emporter que cela. Edward m'avait assuré que l'endroit où nous habiterions à Juneau possédé déjà des meubles. Je profitais d'un peu de temps pour m'habiller plus convenablement : un jean et une chemise, et troqua mes horribles talons contre des baskets.

- Tu restes dormir ici ? Me demanda soudainement mon père en regardant mes bagages, sinistre.

- Oui, je veux profiter au maximum des derniers instants en ta compagnie, papa.

Je lui préparais le repas du soir, et le regarda manger. Je n'avais pas faim.

- Tu pourras te débrouiller, papa ?

- Pour ?

- Manger, faire la vaisselle, le linge...

- Je vais te le répéter encore une fois, j'ai passé 17 années de ma vie, tout seul sans l'aide de personne. Et je ne crois pas que t'a présence pendant ces deux années est était si bouleversante que j'en ai oublié comment me nourrir par moi-même...

Je souris, rassurée.

- Je vais chez Edward, annonçai-je à mon père, quand il eut fini son repas. J'essayerais de ne pas revenir trop tard.

Il hocha la tête.

- Que veux-tu faire, chez nous ? S'enquit mon amoureux sur le chemin.

- Dire au revoir à ta famille.

Ceux-ci ; avaient en effet, choisi de rester à Forks quelques temps pour garder les apparences. En aucun cas, quelqu'un devait savoir ce qui se tramait en réalité derrière celles-ci. A savoir, ma future résurrection en vampire. J'allais donc être seule avec Edward, quelques semaines (j'espérais qu'il en profite pour réaliser la part de notre compromis) jusqu'à ce qu'il procède à ma transformation.

J'avais décidé de prendre ma voiture pour ce trajet. A mon grand étonnement, Edward ne dit rien, si ce n'est que ses yeux étaient amusés. J'allumais le contact tandis qu'il s'installa à mes côtés. Le moteur cliqueta. Rien d'autre. Fronçant les sourcils, je réessayais mon geste, mais ma voiture ne démarra pas.

- Flûte ! Jurai-je.

- Tu veux que je regarde ? Proposa Edward.

Je le regardais, suspicieuse. Il arborait une façade innocente, peut-être même un peu trop.

- Toi, tu as fais quelque chose...

- Moi ? Demanda-t-il, tout aussi angélique.

Il descendit de ma voiture et ouvrit le capot. Il tripota je-ne-sais-quoi, et revint à ma fenêtre.

- Bella, je crois qu'il n'y a plus d'espoir.

- Quoi ?

J'ouvris la porte, et m'empressa de regarder le moteur. Malheureusement, j'y connaissais rien en mécanique, et je ne pouvais savoir si Edward disait la vérité ou non. Je me sentis soudain triste. Ma voiture... J'avais partagé tant de choses avec elle... Voilà, qu'elle venait de rendre l'âme...

- Ne t'inquiète pas, Bella. Je t'en rachèterais une autre...

Au fond de moi, je le soupçonnais d'être pour quelque chose dans la « mort » de ma voiture.

- Prenons la Volvo.

Il m'entraîna à l'intérieur de SA voiture, et nous filâmes chez lui, -nous.
Nous ne nous attardâmes pas trop longtemps. Les quitter n'était pas trop dur. J'allais bientôt le revoir. Ils allaient juste me manquer... La douceur et l'amour d'Esmé, le rire d'Emmett, Alice la folle, Carlisle, Jasper...
Alors que je descendais le perron. Alice sautilla vers moi, et me tendit des clefs, qu'elle déposa dans ma paume.

- C'est le cadeau de mariage de toute la famille, Bella !

Elle détourna les yeux, et regarda derrière moi. Je me retournais. Mon regard tomba sur l'Audi qui m'avait conduit à l'église.

- Tu veux dire... L'Audi ?! M'offusquai-je.

- Ne pique pas de crise, Bella. Contentes-toi d'accepter. Sur ce, bonne route !

Elle retourna dans la maison aussi sec, et me laissa en plan. Je me retournais vers Edward, qui me souriait...

- Je suis sure que vous êtes complices, vous deux !

- Mais non, Bella. Qu'est ce que tu vas imaginer ? Demanda-t-il, avant de rire.

Je m'installa dans ma...nouvelle voiture. J'inspirais à fond avant de tourner la clef. Le moteur ronronna doucement. J'enclenchais la vitesse, et appuya sur l'accélérateur. La voiture fit un énorme bond en avant, et écrasais le frein, me projetant en avant, puis en arrière du siège. Edward, toujours à mes côtés, fut pris d'un tel fou rire que j'étais certaine que tout Forks l'entendait. Prudemment, je ré-appuyais sur la pédale, et la voiture partit doucement...

- Où vas-tu ? S'enquit mon compagnon, en remarquant que je ne prenais pas le chemin qui menait jusque chez moi.

- Je voudrais aller à la clairière avant de rentrer. Je voudrais faire quelque chose la-bas.

Je me garais sur le bas-côté, et grimpa sur le dos d'Edward, qui fila immédiatement.
La clairière était magnifique, comme à son habitude (mais la présence d'Edward l'a rendait d'autant plus belle. Le ciel était dégagé, et le vent soufflait légèrement. Mon regard se posa sur une grosse pierre.

- Pourrais-tu la déplacer ?

Edward s'exécuta, curieux. Je levais mon poignet. Celui où était attaché le bracelet. L'un à l'opposé de l'autre, le loup et le c½ur en diamant se balançaient doucement. J'enlevais le bijou.

- Je voudrais l'enterrer. Veux-tu garder le c½ur ?

Il secoua la tête négativement.

- C'est un cadeau. Et puis, je t'offrirais bien d'autres bijoux.

- Mais il a appartenu à ta mère, protestai-je, mal à l'aise.

- Peut-être, mais il est à toi désormais.

Je regardais une dernière fois le bracelet, et le déposa à l'emplacement de la pierre. Edward reboucha le trou avec.
J'entrelaçais mes doigts aux siens, et me retournais... Laissant la « Bella de Forks » derrière moi.

_____

De retour pour un nouveau chapitre, comme vous le voyez.
Comme d'habitude, j'attends vos impressions.
Ainsi Bella a décidé de laisser son passé à Forks.
(Donc Jacob xD. Non , je rigole, j'en ai pas fini avec lui gniak gniak)

¹ Voici le lien pour la robe très décolletée de Bella. ICI
(Tu m'étonnes que même Edward y résiste pas xD).
Merci.

Ps: Même si je doute qu'ils aillent sur mon blog, je voulais adresser un message de soutiens à Ingrid Betancourt, à sa famille, et aux autres prisonniers libérés de Colombie.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 17:33

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 08:09

At-Night-Fall • Chapitre 10 •

• At-Night-Fall • Chapitre 10 •
__La nuit fut épouvantable, malgré le fait qu'Edward fut à mes côtés. J'étais certaine que Charlie – à mon instar - n'avait pu dormir. Vers sept heures du matin, je décidais de me lever. Edward partit quelques minutes après, mettre ses affaires dans ses valises. Je pris une douche, m'habilla. Mon amoureux était déjà revenu et m'apprit que ses bagages et les miens tenaient tout juste dans le coffre de ma voiture. J'allais dans la cuisine et pris un bol de céréales à la demande d'Edward. (Il avait en effet, vivement protesté quand je lui avais dit que je n'avais pas faim – ayant encore l'appétit coupé – mais pour lui faire plaisir, je m'obligeais donc à manger.) Charlie arriva, les (rares) cheveux mouillés (il était impossible à Forks d'avoir plus de deux jours de beau temps) et un journal à la main.

- Bonjour Charlie, dit mon amoureux, toujours aussi poli.

- Bonjour Bells, Edward, Salua-t-il.

- Salut papa.

Il s'installa dans le canapé du salon, et commença à lire le journal. Ma gorge se serra. On aurait dit le commencement d'une journée banale comme il en arrivait continuellement à Forks. Sauf, que ma journée à moi, n'allait plus être banale du tout. Dans quelques heures, quelques minutes peut-être, j'allais quitter la bourgade insignifiante de l'Etat de Washington mais qui avait tellement de place dans mon c½ur, dans ma vie.
Incapable de manger plus, je posais ma cuillère dans le bol et me leva pour le laver la vaisselle. Celle-ci faite, je fixais sans le voir, le plan de travail de la cuisine. Edward me rejoignit, et prit mon menton d'une main qu'il souleva jusqu'à ce que je croise son regard.

« Il est temps ». C'est ce que son regard disait. J'expirais lentement.

- Hmm, papa... Je crois qu'il faut qu'on y aille maintenant.

Il se leva d'un bond. Lui comme moi, avait appréhendé ce moment. Je m'approchais de lui, et le serra dans mes bras. Il me rendit mon étreinte. Nous restâmes un moment ainsi. Edward s'était éclipsé dehors, je lui en fus reconnaissante.
A regret, je me séparais de mon père, et marcha avec lui jusqu'à l'entrée. Il se tourna vers Edward, et lui posa la main sur l'épaule. Il essayait de faire passer un message par ses yeux, même si Edward n'en avait pas besoin puisqu'il déchiffrait ses pensées. Après un court moment, mon mari hocha la tête.

- Viens, mon amour, murmura-t-il, en utilisant sa voix la plus douce.

J'embrassais rapidement Charlie sur la joue, et avança dans l'allée. Mon regard quitta la silhouette de mon père pour se poser sur ma maison. Sentant les cataractes venir, je me retournais, et entrais dans la voiture. Edward m'aida à attacha ma ceinture alors que mes mains tremblaient. Il démarra, j'esquissais un dernier geste d'adieu à Charlie.

Juste avant que la forêt n'engloutisse la maison, mon c½ur parut se briser quand je vis des larmes sur les joues de mon père. Ne pouvant plus tenir, j'éclatais en sanglots, la tête contre la vitre.

Il faisait nuit quand je me réveillais. La voiture roulait si vite que je ne distinguais rien en dehors. L'habitacle était calme, le ronronnement de l'Audi me ramenai vers les songes mais le flot de tristesse qui m'envahi soudain suffit pour me réveiller. Je tournais la tête vers Edward. La lumière du tableau de bord était suffisante pour que je puisse voir son visage. Cela me suffisait amplement. Il était dans ses pensées apparemment. Je l'appelais tout doucement, la voix enrouée. Il tourna enfin la tête vers moi.

- Tu es réveillée, dit-il, en me caressant la joue.

- Où sommes-nous ?

- Nous arriverons à Juneau au petit matin. Mais il est tard continua-t-il en regardant l'horloge. Tu semble encore fatiguée, dors encore, mon amour.

Je hochais la tête, et replongeais dans le sommeil où tourbillonnaient rêves et des cauchemars.

Lorsque – pour la seconde fois- je me réveillais, il faisait jour. La lumière cependant me paraissait trop lumineuse, trop blanche par rapport à la normale. Je remarquais alors que j'étais couchée dans un drôle de lit. L'armature était en bois et les draps en peau de bêtes. Je me levais d'un bond, vacilla et colla mon nez à la fenêtre. Je retint un long gémissement. La forêt et le sol étaient entièrement recouvert de neige. Je fis la moue et me retourna pour juger de l'endroit où je me trouvais. Les murs étaient en bois – du pin, je crois. Ainsi que les meubles et le plancher. Si ça continuait j'allais faire une overdose de bois, comme j'avais failli en faire une de « vert » à Forks. J'ouvris la porte (Dois-je préciser la matière ?). Elle donnait directement sur un escalier...en bois. A côté de ma chambre, une autre pièce, la salle de bain. Je décidais de la visiter plus tard, me contentant de descendre de l'étage.

- Enfin réveillée, marmotte, dit une voix dans mon dos.

Je sursautais violemment en poussant un cri, et glissa de la marche de l'escalier. Edward me rattrapa à temps, en me retenant par la taille. Après avoir pris soin de reprendre une position stable, je me retournais vers mon époux. Il arborait une moue perplexe mais ses yeux étaient vaguement moqueurs.

- Je t'ai effrayée ? Demanda-t-il.

- Non, mais tu m'as surprise. Je ne m'attendais pas à te voir tout près de moi.

- Pardonne-moi.

- Excuse acceptée.

Je descendis le reste de l'escalier. Je poussai une exclamation en entrant dans le salon. Moderne et confortable. Je reconnus la stéréo qui se trouvait dans la chambre d'Edward auparavant – posée sur une étagère basse. Ses CD étaient aussi rangés en rayon. Il y en avait moins cependant, j'en conclus que mon amoureux avait du choisir ceux qu'il préférait. La télévision, écran plat avec sûrement plein d'options était incrustée dans le mur. Edward ne cessait de me fixer tandis que je découvrais peu à peu la pièce. Les canapés crème étaient installés tout autour de la cheminée où crépitait un feu qui dégageait une tiédeur agréable. Enfin, je vis le piano à queue – propriété d'Edward – près de la baie vitrée.

- Tu l'as emmené ?

- Il faudra bien trouver un moyen de s'occuper une fois que tu seras un vampire, s'esclaffa-t-il, une lueur mesquine dans les yeux. (Est-ce que je fus la seule à voir un double sens à sa phrase ?).

La cuisine, à l'instar du salon était moderne. Même si je n'en avais pas réellement besoin puisque j'espérais bientôt être transformée.

- Et bien..., commençais-je.

- Elle te plait ?

- Pourquoi ne me plairait-elle pas ? Ripostais-je, piquée au vif. Elle est parfaite. J'aime beaucoup. Au fait, où étais-tu passé pendant que je dormais ?

- Je suis parti pas loin, explorer les alentours.

- Il y a assez de nourriture, tu crois ?

- Il y a une abondance de raton laveur, ça sera parfait pour toi, rigola-t-il en éludant ma question au passage.

- Sois sérieux...

- Oui, ne t'inquiète pas. Pas de pumas mais beaucoup de cervidés ainsi que des grizzlys.

- C'est Emmett qui sera ravi.

- As-tu mangé ? Demanda soudainement Edward.

- Euh...non.

- Monte dans la chambre, je reviens.

Je lui obéis, curieuse. Aller-t-il me monter mon petit-déjeuner ? Je souris à cette idée. Je m'installais dans le lit, calant des oreillers derrière mon dos. Avec sa vitesse vampirique, mon époux fut à mes côtés en un instant, plateau entre les mains, celui-ci débordant de nourriture.

- Miam, fis-je.

En rigolant, il déposa le plateau sur mes genoux. Je pris une brioche et mordit dedans. Elle était délicieuse.

- C'est bon ? S'enquit Edward.

- Très.

- C'est moi qui l'ai faite, murmura-t-il très doucement.

Je m'arrêtais de manger. Il fronça les sourcils, inquiet.

- Qu'as-tu ?

- Et bien....

- Oui ?

- Tu es en train de me faire douter de mes talents de cuisinière, plaisantais-je.

Il sourit, rassuré. Je pris deux autres brioches, que je mangeai avec délectation.

- Où sont tes affaires ? Demandai-je.

- Dans l'armoire, dit-il, en désignant le meuble, non loin de notre lit. J'ai laissé tes affaires dans ton sac, j'ai pensé que tu n'aimerais pas que je me charge de les ranger.

Il avait raison, j'aurais été mal à l'aise qu'Edward voit mes sous-vêtements. Ma joue tressaillit quand je me l'imaginais en train de regarder un de mes soutiens-gorge, la tête penchée.
Une fois le déjeuner finit, je sautais du lit. Edward était partit, me laissant l'intimité dont j'avais besoin. J'eus l'agréable surprise de voir que je devais ranger mes vêtements dans le même meuble que lui. (Dans des tiroirs différents, bien entendu.) Je pris les affaires dont j'avais besoin, et entra ans la salle de bain.

- Génial, une baignoire ! M'exclamais-je, tout haut.

Un petit rire parvint à mon oreille, signe qu'on m'avait écouté. J'enlevais mes habits de la veille, les jeta dans le panier pour le linge sale, et me fit couler un bain. Je restais une bonne heure dans l'eau chaude, détendant mes muscles, un à un. Je m'habillais rapidement - consciente que je devais laisser la place à Edward, maintenant.

Je fis le lit, et comme je n'avais plus rien à faire, je descendis. J'hésitais devant le piano, me demandant si j'avais la permission... Puis, je décidais de m'installais sur le tabouret rembourré. Je relevais le clapet et observa le clavier. J'appuyais sur une note au hasard et mes maigres compétences en solfège ne m'aidèrent pas à identifier la note.

- Quelle belle mélodie, ironisa Edward en apparaissant soudain, statue éblouissante.

- Je te signale que je n'ai pas ton talent. Ripostai-je.

- Que dirais-tu de visiter la ville ? Demanda-t-il, brusquement.

- Euh, oui... si tu veux.

J'attrapais mon coupe-vent et sortis en sa compagnie. La route avait beau être gelée, pas une fois il ne dévia du chemin malgré la vitesse où il allait. Nous mîmes une dizaine de minutes à arriver en ville, et je me rendis compte combien notre maison était isolée par rapport au reste. Lorsque j'en fis part à mon amoureux, il m'expliqua que c'était plus pratique après ma... transformation que je sois loin des humains.

Juneau était une belle ville néanmoins enneigée. Nous nous arrêtâmes devant notre université ¹. Le terrain était immense. Les bâtiments étaient tous séparés entre eux par de la forêt. Avant d'entrer à l'intendance, je fus surprise de distinguais un lac, non loin de nous. La surface était blanche, signe qu'il était sûrement gelé... La pièce surchauffée était spacieuse. Comme à Forks, elle était surchargée de plantes en pot. J'eus une vague de nostalgie en repensant à mon ancienne école. Une femme, jeune, aux cheveux roux arriva, les bras prit par une montagne de papier prête à s'écroulée. Elle posa les feuilles sur le comptoir avant de nous aviser. La surprise se lut dans ses yeux tandis qu'elle observait Edward. Nous nous approchâmes d'elle, et mon époux commença à parler :

- Bonjour, nous sommes ici pour chercher nos manuels, dit-il de son ténor sublime.

- Bien sûr, à quels noms ?

- Cullen.

Elle plaqua une mèche de ses cheveux vermeils derrière son oreille, tout en dévorant Edward d'un regard affamé. La colère monta en moi d'une façon soudaine, et j'entrelaçais mes doigts à ceux de mon bien-aimé, qui me dévisagea. Je ne le regardais pas, je fixais l'intendante qui considérait nos mains d'un air déçu - avant de se retourner à son ordinateur. J'eus un sourire vainqueur.
Elle quitta la pièce et revint avec nos manuels. Edward paya.

- La rentrée se fera le premier août ² à huit heures, ici-même. Votre professeur principal vous donnera votre emploi du temps. Si vous le voulez, il y a une porte ouverte de l'université dans deux jours, prévint-elle, avec une certaine espérance dans les yeux.

- Nous y serons, assura Edward en souriant.

La femme – troublée – le fixa pendant quelques secondes qui me parurent interminables avant de reprendre contenance.

- Bien, tout est en règle. A dans deux jours, alors, s'écria-t-elle, avec un peu trop d'enthousiasme.

J'eus l'impression qu'elle venait de fixer un rendez-vous avec MON Edward, et encore une fois, la fureur s'empara de moi. Nous quittâmes la pièce et retournâmes à la voiture. Mon Adonis arborait un grand sourire et ne cessait de me contemplais.

- Quoi ? Demandais-je, froidement.

- Tu ne serais pas jalouse, par hasard ? S'enquit-il – et son sourire ne cessât de s'étirer.

- Moi ? Bien sûr que non ! Mentis-je.

Il ne fut pas dupe.

- Crois-moi, elle est aussi jalouse que toi. Tu viens de te faire une ennemie. J'ai lu dans ses pensées qu'elle te détestait.

- Je – ne – suis – pas – ja – louse ! Répliquais-je, en prenant soin de détacher les syllabes.

J'ouvris la portière d'un geste brusque, mais, plus rapide que moi, il l'a referma avant de prendre mon visage en coupe.

- Je t'aime ! S'exclama-t-il. Ses yeux incandescents mais pourtant tendres liquéfiaient mes os.

Il se pencha, et posa sa bouche sur la mienne. Si c'était un moyen de me rassurer, cela marchait. Toute trace de colère disparut tandis que je goûtais ses lèvres glaciales et sucrées avec ma langue. Lorsqu'il me relâcha, il était aussi hors d'haleine que moi. Encore étourdie, je me glissai sur le siège de la voiture, il prit ma main et fila en direction de notre maison.

_____

Bonjour/Bonsoir Twilighters !
Comme vous pouvez le voir, c'est un long chapitre. (6 pages au lieu de 4.)
Voici donc, le déménagement et la visite de Juneau.
J'ai passé beaucoup de temps à faire des recherches pour ma fiction.
Notamment sur la faune d'Alaska/ du Canada, sur la ville de Juneau
Et sur l'" University of Alaska Southeast ".
( La réelle Université dont parlait Stephenie Meyer... Je crois ^^ )


¹ Voici une photo du terrain de l'UAS. ICI (Réduisez pour vous rendre compte de la taille ^^)

² Date officiel de la rentrée, d'après mes recherches sur le site de l'Université.

Ps: Le montage de la photo avec la pomme à été réalise par la fille que j'aime le plus au monde : ELLE

# Posté le lundi 07 juillet 2008 13:03

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 06:59

At-Night-Fall • Chapitre 11 •

• At-Night-Fall • Chapitre 11 •
__Le lendemain matin, Edward m'informa qu'il devait aller chasser. Il sembla hésiter entre la porte et moi, torturé par l'angoisse. Je lui assurai que je ne craignais rien et il partit, encore inquiet toutefois.
Quand je fus certaine d'être seule, je me dirigeais vers le téléphone, et composa le numéro de mon père. Au bout de la troisième tonalité, celui-ci décrocha enfin.

- Allô ? Dit-il, de sa voix étouffée.

- Papa ?

- Bella ! Comment vas-tu ma belle ?

Une bouffée de nostalgie m'envahi instantanément. Je revoyais son visage abattu lorsque l'on s'était quitté.

- Bien, dis-je, après m'être éclaircie la gorge. Comment ça se passe à Forks ?

- La routine, que du vieux quoi... Ta maison te plaît ?

- Elle est très jolie. On s'y sent très bien, dès qu'on est dedans.

On parla encore quelques minutes ensemble. Evitant l'épisode de la séparation. Lorsque je raccrochais, je du me tenir à la commode pour ne pas m'effondrer. Je pris un bol, des céréales et du lait, et m'installa sur une chaise, méditant les deux derniers jours. J'avais réussi, quand Edward revint – les mains encore plus glaciales que la neige – à recouvrire un visage impénétrable. Il semblait heureux. Quand je l'interrogeais sur la raison de sa joie, il fit un grand sourire avant de répondre :

- Ca te dirais de sortir dehors ? Je voudrais te montrer un truc.

- Evidemment !

J'attrapais mon coupe-vent et une écharpe, et fila à l'extérieur. Il neigeait. Edward m'attendait déjà, sur le sentier et me fixait de ses iris flamboyants. J'eu un frisson, pas à cause du froid...
Il attrapa ma main, et quitta le chemin pour s'enfoncer dans la forêt. J'avais du mal à avancer, et je ne tardais pas à marcher dans les pas de mon amoureux, qui lui, n'avait aucun difficulté à cheminer dans la neige. Les flocons dansaient autour de nous, et je les observais se déposer dans les cheveux cuivrés d'Edward, ce qui n'enlevait rien à leur beauté. Quelques fois, il se retournait, et m'adressait un sourire éclatant, suffisant pour que mon c½ur rate un battement.
J'eus l'impression de crapahuter des heures dans cet univers silencieux et blanc.
Mon mari s'arrêta enfin, et m'indiqua du doigts un endroit sur la montagne. Je ne distinguais rien au premier abord. Si ce n'est un masse noire. Mais au fur et à mesure que l'on avançait, elle se matérialisa en grotte.

- L'endroit est pas mal, dis-je, une fois arrivée. Il n'y a aucun ours en hibernation, ici ?

- J'ai pris soin de vérifier avant de t'emmener, s'esclaffa-t-il.

La vue qu'offrait l'antre était fantastique. On distinguait - au loin - les toits des maison de Juneau et le lac de l'université. Je ne mettais pas aperçue que l'on était grimpé si haut avec Edward.
A mon plus grand étonnement, mon amoureux avait préparé un pique-nique. Je me sentais embarrassée de manger seule, surtout qu'Edward ne se gênait pas pour me regarder. Quelque fois, il jouait avec mes doigts, et plus particulièrement ceux de ma main gauche, où luisait ma bague.
L'après-midi avança rapidement, à ma grande surprise. Nous avions longtemps gardé le silence Edward et moi, étroitement enlaçait. On se comprenait parfaitement, et nous n'avions pas besoin de mots.

Sur le chemin du retour - alors que nous descendions une pente - je me pris les pieds dans une racine et m'étala de tout mon long dans la matière froide et blanche qu'est la neige. Je me relevais en pestant et en secouant la tête pour chasser les flocons de mes cheveux et de mon visage. Edward hurlait de rire.

- Ce n'est pas drôle ! Fulminai-je.

- Excuse-moi, mais tu aurais dû voir ta tête...

- Tu verras que je serais un vampire ! Je serais enfin débarrassée de ma maladresse.

- C'est une des choses que je regretterais chez toi quand tu sera devenue une des nôtres. Alors j'en profite un maximum.

Sur ce, il prit de la neige entre ces mains, et l'écrasa sur ma tête - en veillant à ne pas me faire mal toutefois. Il recula en riant encore une fois.

- Tu vas me le payer ! M'écriai-je, en lui envoyant derechef une boule de neige.

Plus vif que moi – il l'a rattrapa et me la relança dans le dos. La neige descendit le long de ma colonne vertébrale, dans mes vêtements. Je tentais de m'en débarrassé en sautillant et en hurlant, ce qui fit s'écrouler de rire mon mari. Je le fusillais du regard.
Puis, tout à coup il devint sérieux. Ces yeux brillaient malicieusement, néanmoins. Des tréfonds de son torse sortit un grognement. Je reculais, furieuse. Je ne vis pas le sol se dérober sous mes pieds et je m'écrasai dans la neige avec Edward. Ses bras formaient une cage autour de moi, ce qui m'empêcha de me faire mal.

- Je me souviendrais que tu aimes la neige, lui dis-je, le souffle court plus à cause de sa proximité que de ce qu'il venait d'exécuter.

Il s'esclaffa et me fit rouler sur lui. Ses doigts fourragèrent dans mes cheveux, et il me donna un long et vrai baiser - le décor se mit à tourner autour de moi. Je le sentis sourire. Quand ses lèvres quittèrent les miennes, il m'emprisonna ses bras d'airain et roula encore une fois sur lui-même.
Je réprimais un cri tandis que nous dévalions à fond le train la pente. Je ne sus comment Edward s'arrangea pour éviter les arbres sur notre chemin, mais il n'y eut aucun accident. Je n'avais pas la moindre égratignure grâce à la protection de mon amoureux. Je tentais de me relevais, mais ma tête tournait tellement que je du rester sur le sol quelques minutes pour que les vertiges cessent.

- C'est un bon moyen de transport, dit Edward, en me regardant.

- Ne refais plus jamais ça...

- Tu peux te relever ?

- Je crois...

Je me remis sur pied - non sans son aide-, et marcha jusqu'à notre chalet en titubant encore. J'étais frigorifiée et me promis - pour la prochaine promenade - d'emporter des gants et un paire de snow-boots. Le feu qu'Edward avait allumé dans la cheminée m'aida à dégourdir mes membres figés.

- Je crois qu'un bain chaud s'impose, dit mon amoureux en me regardant.

Il semblait mécontent de lui.

- Je n'aurais pas du te faire rouler dans la neige, c'était une mauvaise idée, reprit-il, ce qui expliqua sa contrariété.

- Mais non. Ne t'en veux pas, je me suis bien amusée. C'est l'important, n'est-ce pas ?

J'entendis l'eau de la salle de bain couler. Edward se tenait devant moi, comme si il y était depuis le début et qu'il ne s'était pas déplacé. Sa main se plaça sur ma fermeture Eclair, et je failli avoir une crise cardiaque quand il l'a fit descendre. Je ne bronchais pas, perplexe. Sans un mot, il enleva mon coupe-vent, le jeta sur le canapé et me prit dans ses bras. En un battement de cil, je me retrouvais dans la salle de bain, où l'eau chaude coulait à flots. L'énorme baignoire n'était pas totalement remplie, cependant.

Toujours aussi mutique, Edward passa ses mains sous mon pull, et l'enleva adroitement. Le vêtement tomba sur le parquet dans un bruit sourd. Mon sang battait dans mes tempes, dans mes veines et mon souffle était erratique, court. Celui de mon amoureux était mesuré, et je me concentrai dessus pour me calmer. Seulement, quand ses doigts frais frôlèrent le col de ma chemise, ma raison s'envola.
Sous ses mains, les boutons se détachaient, un à un. Plus que trois, plus que deux. Un bouton... Je n'osais pas lever les yeux vers lui. Mais je sentais son regard concentré sur moi, incendiant ma peau. Ses longs doigts passèrent sous les épaules de ma chemise blanche et firent descendre le vêtement le long de mes bras. J'arrêtais de respirer, lui aussi. Mon odeur avait du l'atteindre - le frapper soudainement -, et devait être encore plus forte que d'habitude.
Pourtant, ses mains continuèrent leur chemin. Il semblait en état de continuer. Ma chemise tomba sur le sol, rejoignant mon pull. Je ne rougis, ni ne blêmis, ni même ne broncha. Mes yeux devaient être troublés, brillants, plus que d'habitude que quand il me touchait.

Je n'éprouvais aucune honte, ni gêne devant le fait d'être en soutien-gorge devant Edward.
Ses doigts se déplacèrent sur mes bras, effleurèrent mes côtes, ma taille, et se posèrent sur mes hanches pour venir faire sauter le bouton de mon jean. J'étais... désorientée. Jamais Edward n'avait été si loin, jamais je n'avais été autant découverte devant lui.
Mon pantalon rejoignit les deux autres vêtements sur le parquet. J'enlevais mes chaussettes rapidement en jouant des pieds.
Il recula soudainement. Je levais la tête et mon regard croisa ses yeux assoiffés. Le désir brillait plus que jamais dans ses prunelles. Celui de boire mon sang, de m'enlever la vie. Le lien si fragile entre nous fut brisé en un rien de temps.
Ses iris changèrent d'humeur et je vis dans son regard un éclat que je reconnu immédiatement. Le désir avait fait place à la désolation. Il était désolé de ne pas avoir pu aller plus loin. Il s'excusait du fait qu'il ne pouvait pas encore m'accorder ce que je désirais à cet instant. J'inspirais posément, fit un pas en avant. Il recula encore.

- Je ne t'en veux pas Edward, je t'avais dis que je n'exigeais aucun garantie. Je ne te force pas, murmurai-je. Nous essayerons plus tard.

Pourtant, mes mots ne suffirent pas à effacer la culpabilité qu'il ressentait et que ses yeux exprimaient. Il sourit tristement, avant de quitter la pièce, fermant la porte derrière lui. Avec un soupir, j'enlevais le reste de mes vêtements, et me plongea dans l'eau bouillante. Je me mordis la lèvre, ma peau réagissait encore à ses caresses. Je repliais mes jambes, et mis mon menton sur mes genoux. Je devais attendre encore un peu. Juste un tout petit peu. Il valait mieux une longue attente et que le résultat soit réussi que le contraire.
Une fois propre et habillée, je le rejoignis dans la cuisine. Il avait dressé la table – un seul couvert, et avait préparé le repas. Je m'assis sur une chaise. Il m'apporta mon assiette pleine, et s'installa à mes côtés. Ses yeux étaient circonspects, désolés. Il étaient encore plongé dans la culpabilité, assurément.

- Je te prie de m'excuser, Bella, commença-t-il.

Je reposais doucement ma fourchette contre le rebord de l'assiette en le regardant.

- Ton odeur était si forte à cette instant. Tu ne portais quasiment rien et ç'a été comme la première fois que je t'es sentie... Tu était si attirante. L'odeur de ta peau, l'appel de ton sang, le chant de ton c½ur, ça m'a complètement dépassé...

- Edward, cesse de te morfondre, le coupai-je. Je t'es dis que je ne t'en voulais pas. Ca a été trop dur pour toi, je vais pas te blâmer pour ça !

Il parut allé mieux, même si il restait encore circonspect. Je fis une diversion en le complimentant sur sa cuisine délicieuse. La fin de la soirée se passa lentement, et toujours dans une ambiance embarrassée... J'essayais toujours d'occuper notre esprit Edward et moi pour ne pas repenser à ce moment.
Avant de me coucher, je lui demandais de me jouer ma berceuse au piano, ce qu'il ne ce gêna pas pour faire. Peut-être me fis-je des idées quand je crus percevoir que les notes étaient plus mélancoliques que d'habitude. Une fois dans le lit, il m'enlaça contre les draps (que j'avais changé contre les peaux de bêtes), et je ne tardais pas à m'endormir. Je ne su si c'était un rêve ou non, mais il me sembla l'entendre s'excuser encore une fois...

_____

Le pire chapitre de la fic jusqu'à là !
Je suis extrêmement mécontente.
Heureusement le chapitre 12 va arrivé d'ici peu de temps. [déjà 6 pages, mais je prévois d'en écrire plus, car... c'est un chapitre très important U_U].

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 09:14

At-Night-Fall • Chapitre 12 •

• At-Night-Fall • Chapitre 12 •
- Bella, réveilles-toi.

Je battis des paupière et les referma aussitôt en grognant. Edward ne me laissa pas le temps de me rendormir, cependant.

- Bella, on va rater la porte ouverte.

Ses mots ures le don de me réveiller totalement. Je m'étirais, étouffa un bâillement et tourna la tête dans sa direction. Il était assis sur le bord du lit, et regardait pensivement par la fenêtre. Ses prunelles ocres étaient insondables. J'étais certaine qu'il s'était vautré toute la nuit dans les remords, car d'ordinaire quand il n'hésitais pas à m'embrasser ou à me câliner.

- A fait, il est quelle heure ?! M'écriai-je, ce qui eut le don de le faire sortir de sa léthargie.

- Neuf heures quarante-cinq. La porte ouverte débute à dix heures.

C'était moi-même qui avait imposé cette heure. Pour cause, moins il y avait de monde – surtout des filles, moins les gens reluqueraient Edward. Mais, j'avais gardé cette raison pour moi, ne voulant surtout pas que mon amoureux sache mes vraies motivations.

- Tu es sure de ne pas vouloir y aller plus tard ? Demanda-t-il. Après tout, nous avons toute la journée...

- Non ! Me récriai-je, en sortant du lit. Le plus tôt c'est le mieux !

Je pris un tas de vêtements au hasard et m'enferma dans la salle de bain. Une fois prête, je descendis dans la cuisine, mangea à peine une tartine et un verre de lait avant de sortir dehors. Edward démarrait pendant que je fermais la porte à clefs. Je montais du côté passager.

Neufs heures cinquante-cinq. Mon mari me regardai, perplexe. Les grilles n'étaient pas ouvertes quand nous arrivâmes. Un groupe de personnes étaient déjà arrivé. Je fus frappé par l'horreur : presque que des filles ! Jeunes qui plus est ! Toujours aussi égaré, Edward me traîna jusqu'à l'entrée.

- Je n'y comprend rien, Bella. Il y a cinq minutes, tu te hâtais pour que l'on soit ici tôt, mais maintenant tu rechignes à avancer. Explique-moi !

A mon grand soulagement, un homme qui se présenta comme le directeur arriva, m'évitant de répondre à sa demande. Nous avançâmes dans la cour et je reconnus l'intendante de l'accueil. Elle trépignait d'impatience, et un grand sourire poussa sur ses lèvres quand elle aperçut Edward. Je pinçai les lèvres quand je la vis battre des cils, comme le faisais les filles dans les séries. D'autres gens, des surveillants sans doute, nous séparèrent en plusieurs groupes pour les visites. Il y avait plus de garçons dans le nôtre que de filles. Tant mieux ! J'eus un sourire vainqueur.

Les groupes se dispatchèrent vers les bâtiments qui occupaient l'université. Notre visite commença par l'édifice le plus près, les salles de langues. Nous montâmes une volée d'escalier, déambulâmes dans les salles de cours et écoutions les paroles du surveillant.
Je n'y faisais pas attention, trop occupée à jeter un regard noir aux filles qui osaient poser leurs yeux sur mon Adonis. Un sourire se dessina sur les lèvres parfaites d'Edward à mesure qu'il comprenait. Un petit ricanement s'échappa de sa bouche lorsqu'il me surprit à fusiller du regard une blonde, type mannequin qui bavait d'envie devant lui.
Alors que nous nous dirigeâmes vers le bâtiment des sciences, nos rôles furent inversés. Je le comprit quand il enlaça soudainement ma taille et m'attira à lui, défiant avec mépris le garçon qui me lorgnait.

- Ne serais-tu pas jaloux ? Demandai-je, avec un grand sourire.

- Si, je le suis, répondit-il, le plus calmement du monde. Mais moi, au moins je l'avoue, rigola-t-il en me lançant un regard plein de sous-entendus.

Notre petit « jeu » dura le reste de la matinée. On ricanait chacun notre tour quand l'autre était jaloux. Mais intérieurement, j'étais inquiète. La jalousie excessive dont nous faisions preuve m'effrayait. Il fallait un moyen de prouver que la crainte de perdre l'autre n'existerait plus.
Nous décidâmes de quitter notre groupe avant même la fin de la visite.

- Qu'est-ce que c'est barbant ces portes-ouvertes ! Dis-je, tandis que je m'installais dans la voiture.

Il rigola et mit le contact. Nous ne rentrâmes pas chez nous, il préféra m'emmener dans un restaurant à Juneau malgré mes protestations. « Tu es mon épouse, Bella. Je me dois de te combler et de te rendre heureuse » avait-il dis. « Si tu veux me rendre heureuse ramène moi, chez nous » avais-je rétorqué. Levant les yeux au ciel, il avait continué malgré tout son chemin.
Mais, je réussi cependant à éviter le cher, et choisi un restaurant moins onéreux. Je commandais des spaghettis bolognaise, faisant fi de son coup d'½il désapprobateur.

- J'aimerais t'offrir un bijou, dit-il, soudainement, de façon très douce, en caressant la paume de ma main.

- Ta bague me suffit.

- S'il te plait, Bella ?

Il me vrilla de son regard incandescent en se penchant vers moi. Je baissais les yeux quelques minutes pour rassembler mes idées. Je fis distraitement tourner ma bague autour de mon doigt. S'en était devenue une habitude quand je réfléchissais.

- D'accord, dis-je, mais j'aimerais t'offrir un bijou également.

Il recula, surprit. Il ne s'attendait visiblement pas à cette réponse.

- Si ça peut te faire plaisir, répondit-il en haussant les épaules. (Je constatais qu'il était néanmoins ravi.)

Même si j'étais mariée à Edward, et que désormais, tous ce qui lui appartenait, m'appartenais, j'avais encore l'impression de profiter de son argent. J'avais toutefois rassemblé mes – maigres - économies aux siennes et me dis donc que je m'en servais sûrement pour payer son cadeau.
Une fois le repas réglé, nous partîmes dans les rues commerciales de Juneau. Il n'y avait pas beaucoup de monde, mais les passants nous défiguraient avec une curiosité qui frôlait l'impolitesse.

- Ici, fit Edward, en me tirant par le coude tandis que je marchais droit devant moi.

J'inspectais la boutique. Grande, lumineuse et... vide de monde. Les bijoux étaient sûrement trop cher pour des gens de moyenne classe. Quand nous entrâmes, l'hôtesse nous accueillit avec un immense sourire, de un, parce qu'elle avait vu Edward et de deux, nous étions les seuls clients dans la bijouterie.

- Vous désirez ?

Elle dévorait littéralement mon mari du regard. L'image d'un vautour s'imposa dans mon esprit.

- J'aimerais voir les pendentifs pour femme, demanda mon époux.

- Pour homme aussi, précisai-je.

La femme dédaigna me regarder avant de tourner les talons vers les vitrines.

- Décidément, on ne peut plus aller nulle part sans que tu attises les jalousies, me murmura Edward à l'oreille, – un sourire dans sa voix de velours.

- Je les comprends, les pauvres. Je me rends bien compte que j'ai de la chance de t'avoir.

La femme retira plusieurs bijoux de la vitrine et les posa sur le comptoir tandis que nous nous approchions. Alors qu'Edward regardait ceux pour femme, j'examinais ceux des hommes.

J'eus un coup de foudre immédiat pour un pendentif aux lacets noirs, muni d'une « goutte » en ambre ¹ - l'exacte couleur de ses yeux. Le collier était moderne et irait sûrement à merveille avec la peau diaphane d'Edward. Je fis un sourire qu'il ne manqua pas de remarquer, et il comprit immédiatement que j'avais choisi.

- Que penses-tu de celui-là ? Demanda Edward, en me montrant un joyau. J'ai pensais qu'il se marierait parfaitement avec ton teint.

Le collier était en or blanc et supportait un pendentif fabriqué dans le même matériel - sertit d'un saphir aux éclats d'un bleu profond ² . Le bleu..., la couleur dans laquelle Edward me préférait.

- Il est magnifique, assurai-je. Que penses-tu du mien ?

Il étudia le pendentif que j'avais désigné. Il parut ravi, car un sourire franc apparut sur ses lèvres impeccables.

- Ambre ? S'enquit-il, malicieux.

- La couleur de tes yeux, répondis-je dans un souffle.

- Voilà qui est parfait ! Nous prenons les deux, ajouta-t-il à l'adresse de la vendeuse.

Sans un mot mais néanmoins éblouie par son sourire éclatant, la femme prit les joyaux et les emballa chacun dans une boîte. Edward paya sa part, tandis que je payais la mienne, satisfaite. Une fois de retour à la maison, mon mari s'installa dans la cuisine, (j'allais finir par perdre la main.) pendant que je montais dans notre chambre, et cacha le petit paquet, qui contenait son pendentif, sous mon oreiller. Je pris soin de choisir mes vêtements pour une fois. Je me souvenais qu'Alice m'avait offert une robe écarlate ³ durant une journée – affreuse - de shopping. C'était sûrement l'occasion de la mettre.

Je pris un long bain, en profitant pour me détendre. Une fois sortie, je m'habillais de sous-vêtements rouges, qui s'accordaient avec la robe que j'enfilais ensuite. Je pris le temps de me sécher les cheveux et réussi à rendre ma crinière domptable - pour une fois.

Lorsque je sortis de la salle de bain, une odeur délicieuse flottait dans l'air. Edward s'était démenée à n'en pas douter. Toutefois, cela n'avait pas le parfum d'un plat comme de la viande ou du poisson, mais plutôt d'un gâteau...Le rez-de-chaussée était éteint, ce qui n'était pas normal. Pieds nus, je descendis lentement l'escalier, me tenant à la rambarde pour ne pas tomber.

- Edward ? Appelai-je d'une voix tremblante.

- Chut...

Son susurrement effleura mon oreille, et je devinais qu'il était proche, très proche de moi. Je sentais son souffle frais dans mes boucles, caressant ma nuque également. Mon c½ur rata un battement avant de prendre un rythme désordonné.

- Ferme les yeux, jusqu'à ce que je t'autorise à les rouvrir, dit-il.

Je m'exécutais. Je guettais un grattement, un bruit, bref le moindre signe qui puisse m'indiquer ce qu'il faisait, mais il était toujours aussi silencieux. Moins de deux minutes plus tard, (Je crois. C'est difficile d'avoir la notion du temps quand on a les yeux fermés.) son ténor chatouilla encore mon oreille, et me murmura que je pouvais ouvrir mes paupières. J'étouffais une exclamation.

Une petite table avait été dressée dans le salon. Sur la nappe vermeille, brûlaient deux bougies qui éclairaient faiblement la pièce. Un seul couvert avait été mis, bien entendu. Un sourire s'étira sur mes lèvres. Cela faisait tellement décor de film ! La scène était à la fois romantique - et embarrassante pour moi, guère habituée à tant d'apparats.

- Dis donc ! Que fêtons-nous ?

- Rien. Je voulais juste t'offrir un dîner en tête-à-tête...

- Comme tous les jours ! M'esclaffai-je.

- Mais en plus romantique, continua-t-il. La preuve tu l'as sentit puisque tu as mis des affaires plus habillées, comme moi !

- C'est vrai...

Mon regard glissa sur son costard noir. Il n'avait pas mit de veste – et sa chemise était légèrement déboutonnée, laissant apparaître son torse sculptural. Ses manches étaient relevées sur ses avant-bras musclés et minces.

- Tu es très beau comme ça, avouai-je, dans un murmure.

- Toi, tu es magnifique.

Cette ambiance était trop gênante pour que je mis sent totalement à l'aise. Me prenant tendrement la main, il m'entraîna vers la table, et m'assit sur la chaise.

- Edward ? Demandai-je, gênée.

- Oui ?

- Tu préférerais pas qu'on se contente d'un poulet, frites ?

Il rigola.

- J'aimerais que l'on joue à un jeu. Et ça ne marcherait pas si tu mangeais un poulet frites.

- Un jeu ?

Il acquiesça. Ola !

- Je voudrais que tu fermes les yeux, et que tu devines ce que tu manges.

- Hum... d'accord.

Je m'exécutais.

- Et pas de tricheries !

Je lui tirais la langue telle une gamine.

- Ouvre la bouche, maintenant.

Il déposa quelque chose de froid et acide sur ma langue.

- Euh...

- Je t'aide. Tout ce que tu manges ne seront que des desserts.

- On dirait de la glace au citron...

Il rigola, et je sentis ses lèvres frôler ma mâchoire.

- Je t'embrasserais à chaque fois que tu as bon, souffla-t-il.

- Super ! Et si c'est une mauvaise réponse ?

- Je t'offrirais des cadeaux.

- Ce soir ?

- Non, mais dans les jours qui vont suivrent. Et je compte bien utiliser de l'argent, je t'achèterais des trucs bien chers !

Je gémis.

- J'ai intérêt à avoir que des bonnes réponses, me plaignis-je. Je préfère largement tes baisers aux cadeaux.

- Aller, continue !

Je ne sais pas combien de dessert je goûtai ce soir là, mais je réussis à avoir que deux mauvaises réponses et une multitude de baisers d'Edward. Il embrassait mes paumes, mes doigts, mon cou... mais jamais ma bouche, ce qui me rendait un peu boudeuse.

- On passe au dernier dessert ?

- Quand tu veux !

Il y eut un silence. Puis, aussi doucement qu'il en fut possible, les lèvres d'Edward se posèrent sur les miennes. Sur le coup, j'ouvris grand les yeux. Sa bouche avait une saveur totalement différente des autres fois. Plus sucrée et plus tentante que jamais. Et quand elles quittèrent mes lèvres, j'eus l'impression que l'endroit où elles m'avaient touchées était encore plus brûlant que mon souffle.

- Et ce fruit, quel est son nom ? Demanda mon ténor subliminal.

- Hum... Je ne sais pas... Dis-je, encore étourdie par le baiser. Comment ça s'appelle ?

- L'amour.

Puis, je sentis son souffle glacé sur ma peau. Ses lèvres chatouillaient mon cou et ses mains s'enfouirent dans mes cheveux. Je n'avais pas refermé mes paupières, ayant totalement oublié. Il attrapa mon visage en coupe et me regarda longuement. Toute trace de doute et de peur, que ses iris affichaient ce matin, s'était envolée, remplacée par une détermination féroce. Je fronçais les sourcils, puis écarquilla les yeux quand soudain, je compris...

- Main...maintenant ? Demandai-je.

- Tu ne veux pas ?

- Si ! Mais...toi ?

- Ne t'inquiète pas pour moi. La nuit m'a ouvert l'esprit. Je suis prêt, mon amour. Je ne me défilerai pas. Je te le jure. Je ne te ferais pas mal, non plus. Fais-moi confiance. Je t'aime, ma Bella, et je te veux. Tout entière.

Sa voix se transforma en un murmure tandis que ses lèvres s'approchaient dangereusement des miennes. Sa main, se posa sur mes reins, et m'attira à lui, me faisant lever de ma chaise. Mes bras crochetèrent sa nuque, collant ma tête à la sienne. Je le sentis vaguement prendre ma jambe est là ramener à sa hanche. Son autre main, se décrocha de mon cou et descendit le long de ma colonne vertébrale pour prendre ma deuxième jambe. Me tenant à lui, j'enroulais mes deux membres autour de sa taille. Une fois, qu'il fut assuré que j'étais bien accrochée à lui, il me porta jusqu'à notre lit avec sa vitesse vampirique.

Maintenant assise au centre de notre couche, mes doigts lâchèrent ses boucles pour détacher les boutons de sa chemise. Ils tremblaient un peu, mais je réussis toutefois ma tâche et je pus, - avec une grande satisfaction - laissais mes mains caresser son torse admirable. Ses mains remontèrent le long de mes bras, frôlèrent mon épaule, et délicatement, dénouèrent le n½ud qui attachait les bretelles de ma robe. Celle-ci tomba sur mes hanches, dévoilant ma lingerie. Il se recula un peu, et me lança un coup d'½il appréciateur. Je rougis derechef et ramena son visage pour l'embrasser. Il parut tout autant empressé que moi... La peau de givre de son torse se colla à la mienne, brûlante. Je ne ressentais pas le froid, cependant. Son souffle, autant que le mien était saccadé, et de temps en temps, l'un de nous poussait un soupir plus fort que les autres. Edward mit fin au baiser, et ses lèvres descendirent sur mon épaule. Je dus enfouit ma tête dans ses cheveux roux pour réprimer un gémissement. Je tournais mon visage pour qu'il m'embrasse encore, mais il s'arrêta à quelques centimètres de ma bouche, et je sentis son haleine fraîche et sucrée sur ma langue. Ses doigts agrippèrent doucement ma nuque brûlante et il s'approcha encore, sans m'embrasser pour autant. Nos bustes se frôlaient en un contact intime, brûlant et sensuel.

- Bella, demanda-t-il au bout de quelques secondes. ( Il avait autant de mal que moi à reprendre son souffle.)

- Hum ?

J'avais fermé les yeux et affichais un sourire béat. Il fut secoué d'un rire silencieux face à mon expression.

- Je voudrais t'offrir mon cadeau.

- Maintenant ? Boudai-je, en réouvrant les paupières. Les cadeaux ça peut attendre ajoutai-je, en réessayant de l'embrasser, mais il me maintenait toujours.

Il me repoussa gentillement. Je vis alors, qu'il tenait la petite boite au creux de sa main, et là déballait lentement.
Je ne sais pas où il l'avait caché mais je fus certaine qu'il ne se déplaça pas pour aller le chercher. Peut-être l'avait-il aussi caché sous l'oreiller, comme moi. Je n'en su rien...
Il prit le collier scintillant entre ses doigts d'airain et le contempla un instant, avant de me l'attacher autour du coup. Un frisson me parcouru quand je sentis la soudaine fraîcheur du bijou sur ma peau incandescente. Je baissais la tête, et regarda l'éclat du saphir au creux de ma poitrine albinos, et je dus reconnaître que cela m'allait plutôt pas mal.

- Tout simplement magnifique, joli effet sur ta peau, commenta Edward.

- Attend, il y a mon cadeau aussi.

J'enfouis ma main sous l'oreiller et en ressortis la petite boîte. Je fus très précautionneuse en le déballant, je ne tenais pas à me couper et donc rendre les choses encore plus difficiles pour Edward. Je pris le pendentif entre mes doigts, et l'accrocha autour de son cou qui dégageait un parfum merveilleux.
En levant les yeux vers lui, je remarquais que lui me fixé également. Ses iris, à l'instar de l'ambre du bijou, luisaient sous la lumière tamisée de la lampe de chevet. Et ses longs cils dessinaient des ombres allongées sur ses pommettes. Il était tout simplement époustouflant -douloureusement trop parfait. Mon c½ur se gonfla, et manqua de sortir de ma cage thoracique quand je pensais à la chance d'être mariée à un pareil Adonis, un ange..., mon mari. Ses yeux s'illuminèrent. La pierre paraissait terne à côté, maintenant.

- Comment ça me va ? S'enquit-il, avec un grand sourire.

- C'est parfait, elle s'accorde à merveille avec tes yeux.

Il se pencha brusquement, et m'embrassa dans le cou. Sa langue, glacée comme la neige, remonta (en laissant un tracé brûlant) et lécha le contour de mes lèvres. Puis, délicatement, il me coucha sur les draps pourpres de notre lit. Lui au-dessus de moi. Il veillait soigneusement à ne pas m'écraser, mais je m'en fichais, car je voulais le sentir proche de moi. Il enleva le reste de ma robe, qui vola à travers la pièce. Mon souffle devint de plus en plus bruyant, pareil au sien, son parfum enivrait mes narines, comme cela devait être exactement le cas de son côté avec ma fragrance. Sa main quitta les boucles de mes cheveux pour caresser mon ventre. Ma peau frémissait à chaque fois que le givre de ses lèvres et de ses doigts m'effleurait...

C'était un moment parfait, où rien, à part lui et moi, ne comptait. Nous étions seuls. Cet instant n'appartenait qu'à nous. Rien, ni personne ne pouvait briser le lien qui nous unissait... Oui, rien d'autre n'avait d'importance que lui et moi...

_____

Long, long chapitre xD !
J'espère qu'il vous a plus, autant le début, que la fin.
Justement, la fin a était particulièrement difficile à écrire.
J'ai fait lire ce chapitre à une de mes amies, et je remercie celle-ci pour ses critiques bienfaitrices.

¹ - La couleur de l'ambre du pendentif d'Edward : ICI

² - Le collier de Bella : ICI

³ - La robe écarlate de Bella : ICI


Pour faire la fin de ce chapitre, qui est un moment très tendre,
(Et de concentration pour moi, ça m'a donné des cheveux blancs xD) j'ai écouté :

Secondhand Serenade - Your Call, Metallica - Nothing else matters et Prince - Beautiful Ones.


Voici un petit paragraphe bonus. La première version ne me plaisait pas.
Et j'ai décidé, de remplacer la viande par des desserts pour la seconde version.
(Celle qui est dans le chapitre).
(En fait, je considérais la viande comme un plat pas du tout romantique,
Et j'ai trouvais les desserts plus appropriés pour ce moment).



- C'est de la viande ?

- Oui.

- Poulet ? B½uf ? Dinde ? Mouton ? Agneau ?

- Bella, tu vas pas tous les citer, non ?

- Je suis pas très douée pour reconnaître les viandes, expliquai-je.

- Je vois. Bon, je t'aide. Tu goûteras sûrement son sang, quand tu seras un vampire.

- Oh ! Du puma ?

- Ça se mange pas le puma, Bella.

- Du cerf, alors ?

- La femelle.

- La biche !


Merci pour tout vos commentaires. Vous me faites très plaisir =)
Et j'ai vu avec joie, également, que le chapitre 11 ne vous a pas déçu.
(Mais, je reste sur mon jugement xD).
Prochain chapitre : Surprise pour Bella et un coup de fil à Renée qui l'a met en rogne...
Merci !

# Posté le mardi 22 juillet 2008 08:43