At-Night-Fall • Chapitre 3 •

• At-Night-Fall • Chapitre 3 •
- Pardon, je t'ai réveillée, murmura un somptueux ténor.

- Edward ! Murmurai-je, en le couvant des yeux, quoique je n'étais pas sûre qu'il puisse le voir.

Je tendis les mains, cherchant son visage. Je tressaillis quand mes doigts touchèrent sa peau dure et froide mais terriblement douce. Je reconnus la courbe de sa mâchoire et remontai mes doigts, jusqu'à atteindre ses lèvres toutes aussi glaciales mais pourtant très tentantes.

- Je n'est pas résister à l'envie de te voir. C'est presque intolérable de te savoir loin de moi.

- Hmm, ça me gêne pas du tout, par contre Alice...

Tandis que je chuchotai ses paroles, un sifflement aigu – provenant du salon assurément – se fit entendre.

- Elle est au courant, dit Edward en s'esclaffant. Elle ne dira rien pour cette nuit...

Je sentis sa main froide courir le long de mon cou – ce qui m'arracha une série de frissons - et attraper mon menton. Edward se releva un peu, et pencha la tête pour atteindre mes lèvres. Le baiser fut long et débordant de douceur. Sa peau avait beau être comme la glace, la mienne semblait s'enflammée. Doucement il se détacha de moi et posa la tête contre ma poitrine pour écouter les battements démesurés de mon c½ur.

- Tu sais qu'Alice veut me faire prendre un cours de danse ?

- Oui ! Dit-il, amusé. Au fait, bien que tu n'as pas étais en tenue complète, ta robe te vas à ravir.

Mes joues s'empourprèrent, et mon c½ur s'emballa encore une fois. Je respirai profondément plusieurs fois avant de parler :

- Alice m'a aussi dit qu'on enterrerait ma vie de jeune fille.

Un grognement monta dans sa poitrine.

- J'espère qu'elle ne va rien faire d'irréfléchi. Elle s'emballe un peu trop parfois. Elle se demande encore ce qu'elle pourrait te faire subir..

Je sourcillai sur le dernier mot... En fait, ça aller peut-être être mon enterrement tout court.

- Et toi, c'est prévu qu'on enterre ta vie de jeune homme ?

- Techniquement, je ne suis pas jeune. Mais pour répondre à ta question, Emmett et Jasper ne vont rien me faire. S'ils projetaient quelque chose, je le saurais bien avant, dit-il en faisant allusion à son don de lire dans les pensées des autres.

Il fit glisser son nez contre le creux de ma gorge et soupira d'aise. Ce fut à mon tour de grogner.

- Je t'envie...

Il s'esclaffa avant de redevenir sérieux.

- Dors maintenant mon amour, je veille sur toi...

Il commença à fredonner ma berceuse, en caressant mon visage. Je restais éveillé plusieurs minutes - appréciant ce contact - jusqu'à ce que le sommeil ne tarde à m'emporter.


Lorsque je me réveillai, mon amoureux n'étais plus là. Je me doutai que la nuit prochaine, je serais inévitablement seule. C'était la dernière journée... ma dernière journée en temps qu'Isabella Marie Swan. A ces mots, mon ventre se tordit douloureusement.

- Bonjour, s'écria Alice de son magnifique soprano en ouvrant la porte.

Je lançais un grognement indistinct.

- Mange vite ton petit déjeuner, on va à Seattle aujourd'hui !

Dubitative, je la regardai, jusqu'à ce qu'elle me pousse littéralement hors de la chambre d'Edward, excitée par la journée qui s'annonçait.

- Qu'as-tu prévue Alice ? Demandai-je, tout en descendant l'escalier.

- C'est une surprise !

Elle s'esclaffa, son rire résonnant dans l'immense halle comme un tintement de cloche d'argent.

Je mangeais en vitesse mon petit déjeuner, eus à peine le temps de me brosser les dents et de m'habiller que j'étais déjà dans la Porsche jaune rutilante d'Alice.

- Où sont Esmé et Rosalie ? M'enquis-je.

- Elles sont dans les préparatifs. Il faut qu'elles décorent la maison. Je regrette de ne pas aider cependant dit-elle en faisant la grimace. Mais, je m'occupe de toi pour la journée, il fallait bien faire un choix.

Je tournai la tête vers la vitre, regardant le paysage, qui ressemblait à présent à une grande ligne verte et floue. L'aiguille dans le cadran de vitesse persistait vers la droite.
Une sorte de souvenir m'envahi, je me rappelai de l'année précédente, Alice et moi roulant vers Volterra, en Italie. Mon corps se rappelai encore des effets du stress, de la peur, de la détresse qui s'était emparés de moi lorsque j'avais appris qu'Edward était en danger de mort. Je refoulai ces douloureux souvenirs en secouant la tête - lèvres serrées - tandis que la Porsche continuai son chemin...

____

J
e m'excuse du fait que le chapitre est soit un peu court.
J'ai parfois des "trous d'inspiration", ce qui ralenti l'écriture des chapitres.
Mais en tout cas, le chapitre 3 est bel et bien là !
Quant au chapitre 4, et bien, patientez un peu s'il vous plaît.

Merci.

# Posté le vendredi 30 mai 2008 09:55

Modifié le mercredi 11 juin 2008 16:37

At-Night-Fall • Chapitre 4 •

• At-Night-Fall • Chapitre 4 •
__Port Angeles. Une ville que je connaissais pour des souvenirs plutôt désagréables. J'avais, en effet, failli me faire agresser par une bande de types glauques, et puis, Jacob Black, Mike Newton et moi étions tombés malades après une sortie au cinéma (même si pour Jacob c'était plus grave que nous).
A mon grand étonnement, Alice quitta la ville, pour se diriger vers la plage et se gara sur un parking. Je regardais, dubitative, l'océan qui s'étalait devant le pars brise. Alice descendis pour m'ouvrir la portière.

- Bella, je voudrais que tu fermes les yeux maintenant, et pas de triche !

- Euh...O.K, dis-je en m'exécutant.

- Tu feras tout ce que je te dis, hein ?

- Oui. (Que pouvais-je dire d'autre de toute façon ?)

J'étais inquiète, je ne le cachais pas. Je tentai de me rassurer en me disant qu'Edward avait sûrement ordonné à sa s½ur de ne pas me faire de choses insensées – mais le stress était toujours là. Je sentis sa main glacée et dure prendre mon bras, tandis qu'elle commençait à marcher. Seuls mes pas s'entendaient sur le gravier, puis sur le bois. Alice ne faisant aucun bruit - pourtant présente.

- Attention, il y a une marche.

Je tâtonnai de mon pied, cherchant ladite marche, et me doutais que j'avais l'air d'une parfaite idiote. La température changea, signe qu'on entrait dans un bâtiment. J'entendis ensuite à ma gauche une voix de femme.

- Bonjour, je m'appelle Susan, puis-je vous aider ? Dit-elle.

- J'ai pris rendez-vous avec cette jeune fille, expliqua Alice.

- Oh, bien sûr. Isabella Swan et Alice Cullen ? Demanda-t-elle.

- Oui. C'est bon, ouvre les yeux, Bella.

Je battis des paupières à plusieurs reprises, éblouie par les lampes de la petite cabane. Je me rendis compte que je me trouvais au milieu d'un camp de location de bateaux. Plusieurs combinaisons, des tubas, des palmes, des bouteilles d'oxygène ou encore des harpons étaient soigneusement rangés sur une étagère.

La gérante s'approcha d'un grand tiroir vertical et en sortis deux vêtements de plongé, avec un sourire. Elle nous en tendit un à chacun, nous demandant de les mettre. Nous nous changeâmes dans un petit vestiaire, déposant nos vêtements dans un casier. La combinaison me collait à la peau d'une façon désagréable, l'odeur du caoutchouc me monta rapidement à la tête et je dû respirai par la bouche pour éviter de vomir.

- Allons dans le bateau dit Susan, en embarquant les bouteilles, les palmes et les masques.

Pour monter dans l'embarcation, je fut obligé de redoubler de concentration pour ne pas tomber à l'eau, je ne tenais pas à faire un plongeon forcé, même si j'allais –vu ma tenue- devoir en faire un dans les prochaines minutes. Susan démarra le moteur et s'éloigna de la côte.
Avec un soupir de soulagement, je vis le soleil percer la couverture nuageuse. L'air était tiède en ce temps d'été, mais l'eau restée malheureusement fraîche.

- Nerveuse ? Ricana Alice.

- Un peu, avouai-je. C'est la première fois que je vais faire de la plongée.

- Sincèrement, tu t'attendais à quoi ?

- Et bien, commençai-je. Avant de partir, je croyais que j'allais devoir m'habiller en gros lapin rose et faire le tour de Forks en sautillant. Mais, quand on est entré en voiture, j'avoue que j'ai séché.

Elle s'esclaffa, avant de reprendre son sérieux.

- Edward ne m'aurait jamais pardonné. J'ai pensé au saut en élastique, mais dès que l'idée m'est apparue, ton amour est arrivé en grondant. Bien sûr, j'ai argumentais en disant que tu avais déjà sauté de la falaise –sans élastique- mais il ne plaisante jamais sur ce sujet.

Un frisson de malaise m'envahis tandis que je pensais au jour où j'avais eu la folle idée de plonger d'une des falaises de La Push.
La matinée passa étonnamment vite une fois dans l'eau, j'étais d'ailleurs encore émerveillée par toute la faune et la flore abondante –dont je ne doutais pas de l'existence- présentes dans l'océan. Aussi, je ne revenais toujours pas du spectacle d'Alice dans l'eau. Si je n'aurais pas su qu'elle était un vampire, j'aurais penché vers la sirène. J'eus un petit sourire en pensant que bientôt, peut-être, je lui ressemblerai...

_____

Je me doute que je vous dois des explications :
Tout d'abord, j'ai étais obligé de couper mon chapitre en deux, car cela me semblait plus juste.
Ensuite, pour l'enterrement de vie de jeune fille de Bella, c'est, on aime ou on aime pas.
Ça a était extrêmement difficile de trouver quelque chose à la hauteur d'Alice.
Et même là, j'ai l'impression que ça ne convient toujours pas.
Je suis sincèrement désolé si je vous ai déçu.
Le prochain chapitre sera entièrement centré sur la "dernière" après-midi de Bella.

Merci !

# Posté le jeudi 05 juin 2008 13:04

At-Night-Fall • Chapitre 5 •

• At-Night-Fall • Chapitre 5 •
__Il était un peu plus de midi quand nous rentrâmes chez les Cullen. Quand je dépassais la porte d'entrée, je restai stupéfaite. Les tableaux, tentures, meubles et même le piano sur l'estrade, d'habitude dans l'entrée, avaient été enlevés, remplacés par des voiles blancs, des tables aux nappes couleur crème, des pots, prêts à accueillir les fleurs... un vrai décor de mariage.

- Les repas se feront dehors, j'ai vu que demain il fera chaud mais couvert, juste ce qu'il nous faut !

- C'est...pas mal du tout.

Je mangeais mon repas avec appétit, puis prit une douche pour enlever le sel dans mes cheveux. M'habillant avec un jean et tee-shirt, je descendis rejoindre Alice dans le salon.
La pièce avait été changée en boîte de nuit, les projecteurs et la chaîne étaient déjà installés. M'attrapant la taille, Alice m'attira contre elle, tandis que moi, gênée et intimidée, je posais ma main sur son épaule. Elle n'avait pas
Ravies que ça te plaise.

- Mais pour la coiffure, tu n'es pas encore dans le coup, me rappela un certain lutin.

Alors commença une longue torture, Alice me fit un rafraîchissement, coupant mes mèches avec soin et concentration. Je me retrouvais, ainsi, avec un long dégradé, qui je devais l'avouer m'allais plutôt bien.

- J'ai hâte, demain, de faire ta coiffure pour le mariage, j'ai déjà tout prévu ! S'écria ma future belle-s½ur -l'½il pétillant- en passant une main dans ses cheveux d'un noir de jais, les rendant plus ébouriffés qu'ils ne l'étaient déjà.

Je me levai de mon siège, le dos raide à force d'être restée assise. On m'emmena, malgré mes protestations dans la garde-robe d'Alice – plus grande que ma chambre. Celle-ci sortit une boite en carton et en sortit une paire de chaussures blanches aux talons vertigineux.

- Alice ! Tu ne vas comme même pas me faire porter ça ?

- Bien sûr que non, c'est pour Edward, maugréa-t-elle en me lançant un regard peu amène.

- Ha ha, ce n'est pas drôle ! Je ne peux pas danser avec ça !

- Tu m'as donné ton accord pour que j'organise ton mariage dans les moindres détails, alors tu là boucles et tu fais ce que je te dis !

Les lèvres pincées, je mis les chaussures et esquissa quelques pas. J'aurais préféré affronter des nouveaux nés assoiffés de sang plutôt que de danser avec ça. Mais je n'avais définitivement plus le choix... Alice restera Alice.
Celle-ci me laissa seule dans la chambre d'Edward, m'autorisant à souffler. A cet instant, mon c½ur ne réclamais qu'une seule personne, me lacérant de cette sensation de vide au quelle j'avais été sujette l'année dernière mais en moins intense tout de même.

Sans un bruit, Alice revint, avec un verre d'eau et des cachets. Je ne voulais pas dîner étant donné que je n'avais plus d'appétit, dû à l'absence d'Edward et à ce qui m'attendait le lendemain. J'avalais les pilules, bu une gorgée du liquide frais et partit dans la salle de bain me mettre en tenue de nuit.
Me roulant en boule dans les draps, je lançais un vague bonne nuit avant que les cachets ne fassent leur effet. Pensant une dernière fois à ma journée, c'est avec un sourire - néanmoins satisfait - que je dis adieu à Isabella Swan.

_____

Bon, court est le meilleur adjectif pour qualifier ce chapitre.
Il n'y a pas d'autres mots. Disons que c'est la partie II de l'enterrement de vie de jeune fille de Bella.
Mais je vous promet, que le chapitre 6 sera très long. (j'ai fais 4 pages Works).
Et je le posterais, dans 2 jours maximum, même, je vais essayer de vous le poster demain.

# Posté le mercredi 11 juin 2008 16:25

At-Night-Fall • Chapitre 6 •

• At-Night-Fall • Chapitre 6 •
__Dans mon rêve, j'étais en robe de mariée, dans la forêt de Forks. J'aurais –en effet- reconnu entre mille les arbres couverts de cette mousse verte typique de la région. Il faisait nuit, et les rayons de la lune filtraient à travers le couvert végétal. Il y avait Jacob, transformé. Son pelage brun-roux flottait avec le vent, incarnation de la douceur, mais tellement contradictoire à ses yeux noirs qui me fixaient avec une lueur de reproche. Sans un bruit ou un signe qui pouvait le prévenir, l'énorme loup-garou bondit dans la forêt.
Je marchais quelques pas et tendit la main, vers le vide qu'il avait laissé...

- Bella, debout ! Me cria Alice de son soprano, en tirant les draps.

- Laisse moi mourir...

- Allons, ce n'est qu'un mariage !

- Justement...

« Adieu Las Vegas » pensai-je avec un soupir tandis que la s½ur d'Edward me tirait hors du lit avec sa force monstrueuse.
Avec toute la mollesse et le peu d'enthousiasme dont j'étais capable, je traînais des pieds jusqu'à la salle de bain.
Sous l'eau chaude, je pensais à mon rêve. Depuis que Jack était partit, il m'arrivait de rêver de lui. A chaque fois, j'espérais le retenir, sans y parvenir cependant.
Mais, je ne pouvais pas lui en vouloir d'avoir fui. Il n'y avait pas de futur possible entre nous...

A peine douchée, Alice m'entraîna dans sa salle de bain à elle et m'assit sur le même siège qu'hier. Alors qu'elle me brossait les cheveux en longs mouvements, Esmé arriva avec un plateau chargé de nourriture.

- Bonjour ma chérie, prête pour le grand jour ?

- Absolument pas avouai-je. Où est Rosalie ?

- Elle installe les fleurs que l'on a reçu ce matin.

Il fallut peu de temps - malgré la complexité de la coiffure - à Alice pour finir. Elle m'avait fait des anglaises qu'elle avait rabattues en chignon.¹ Le résultat était époustouflant, et je ne doutais pas un seul instant qu'il aillait être encore meilleur une fois que je serais en robe de mariée. Je picorais dans mon plateau, indifférente à ce que je mangeai. Alice me maquilla (je lui avais demandé de faire quelque chose de léger), puis m'aida à enfiler la robe, sans omettre le fameux corset, qui heureusement ne me m'empêchait pas de respirer, contrairement à l'idée que je m'étais faite. Esmé et Rosalie étaient revenues, et semblaient satisfaites de l'ensemble.

J'inspirai profondément avant de me tourner vers le miroir. Aucun mot ne me vint, jusqu'à ce qu'Alice, agacée, brise le silence :

- Allons, Bella ! Dis nous ce que tu en penses !

- Tu es fantastique Alice. Merci également Esmé, Rosalie, pour ce que vous avez fait.

Je leur fit un sourire timide auquel elles répondirent par un grand, dévoilant leurs dents extra blanches comme dans les pubs pour dentifrice. Me prenant le bras, Alice m'entraîna en bas. Les vases débordaient de fleurs blanches, roses, rouges. Un coup d'½il à la fenêtre m'informa qu'il ferait chaud, avec des nuages toutefois. Esmé se matérialisa à mes côtés en me montrant la boîte à chaussures maudite dont je me serais bien passé. Je soulevais les pans de ma robe, et m'essayait sur une chaise pour les enfiler.

- Oh ! Bella, regarde ton bouquet ! S'exclama Esmé.

Je prit la gerbe de fleurs, et remarqua qu'il était composé de freesias roses et blancs ².

- Laisse-moi deviner, c'est Edward, non ?

- Oui ! C'était juste l'unique condition qu'il m'a imposée, expliqua Alice.

« Edward, tu es vraiment adorable » pensai-je avec un sourire, tout en sentant le bouquet. Les filles allèrent se changer. Je patientais. Mon esprit était soudain embrumé, drogué. Je regardais l'horloge. 13 Juillet, 9 heures 56. Les invités étaient sûrement tous arrivés. Mes mains tremblaient. J'avais peur...

Les filles étaient superbes. Toutes vêtues de blanc. Rosalie arborait une robe à fourreau, celle d'Esmé s'évasait autour de ses mollets, tandis qu'Alice portait une toilette qui montrait ses magnifiques jambes.

C'est alors qu'elles me regardèrent, toutes, intensément, leurs yeux ors plantés dans les miens comme si elles cherchaient quelque chose. On pouvait assurément lire la peur dans mes prunelles, cependant ce n'est pas ce qu'elles désiraient trouver apparemment.
Je me sentis vaguement gênée d'être fixé ainsi, mais d'un signe de tête, Alice, dégoûtée, me désigna la porte. Fronçant les sourcils (car je connaissais cet air), je l'ouvris à la volée, et vit Billy Black, dans sa voiture, accompagné de Sam qui conduisait :

- Billy, commençai-je. Il y a un problème ?

- Je suis venue te dire que je ne pourrais pas venir à ton mariage. J'ai eu un... problème.

- C'est grave ?

- Non, non. Cependant, je voulais comme même t'offrir mes v½ux de bonheur et de... réussite pour ce que tu entreprendras (Il plissa le nez. Lui comme moi savait le double sens de sa phrase).

- Merci. Vous avez des nouvelles de Jacob n'est ce pas ?

- Il est au Colorado.

- Il va bien ? Demandai-je, soudain inquiète.

- Je crois, il a juste demandé à ce qu'on vienne le voir.

- Pourquoi ne revient-il pas ici ?

- Je ne crois pas qu'il le veuille...

Son ton était froid, sec. C'était à cause de moi qu'il était partit, et je le savais que trop bien.

- Vous lui direz que ce n'est plus la peine de fuir. Je pense partir juste après mon mariage. On ne vous gênera plus, dis-je avec amertume.

- Je lui ferais savoir... (il me scruta un moment avant de reprendre) Adieu Bella, j'espère que tu n'auras pas de regrets.

- J'ai choisi ma voie depuis longtemps, dites-vous que ce que je ferais a été mûrement et longuement réfléchi. Adieu Billy, occupé vous bien de Charlie, s'il vous plaît.

Ma voix avait été claire et assurée, Billy hocha la tête et la voiture s'éloigna dans l'allée. Je me retournai vers le perron, Alice et Esmé étaient déjà sorties, le visage indéchiffrable.

Une autre voiture arriva, Rosalie au volant et je regardais l'engin quelques instants avant de m'offusquer :

- Qu'est ce que ce machin ?!

- Ben, la voiture, dit Alice, surprise. C'est une Audi R8 ³. On l'a acheté juste pour l'occasion.

- Quoi ?! Vous faites vraiment trop de folies !

- Monte Bella !

Je secouai la tête, mécontente puis m'assis à l'arrière. Malheureusement, mon stress était réapparu, et ne fit qu'augmenter quand je vis la petite église de Forks qui se dressait devant le pars brise. Les portes du hall, ouvertes, semblaient n'attendrent que moi. Esmé m'ouvrit la portière, l'air grave. Je descendis tant bien que mal, gênée par la robe et mes jambes qui tremblaient. Je montai les marches avec une lenteur évidente. Charlie était déjà là, dans son costume trop petit, aussi nerveux que moi.

- Bella ! S'écria-t-il en nous voyant.

Il me prit maladroitement dans ses bras, ne voulant pas froisser ma robe sans doute. En reculant, il mit ses mains sur mes épaules et me considéra longuement.

- Ça va bien se passer, murmura-t-il simplement.

Je hochais la tête, guère convaincue. Esmé, Rosalie partirent en m'adressant un sourire encourageant. Alice s'avança vers moi :

- Je vais prévenir la salle de ton arrivée. Dès que la musique retenti et que les portes s'ouvrent, tu avances vers l'autel et tu répètes les paroles du prêtre (Elle fit un sourire malicieux, riant d'une blague que je ne comprenais pas).

Elle hésita à dire autre chose, mais se contenta de m'enlacer rapidement, avant de partir vers l'arrière porte.
Celle qui menait à l'autel, était juste devant moi : haute, fière, narquoise -bientôt prête à s'ouvrir, à m'engloutir. Charlie me tendit son bras auquel je m'agrippais, la respiration saccadée.

Un frisson violent parcouru mon corps quand, derrière les larges panneaux de bois, le piano commença à jouer la marche nuptiale. Je déglutis. Charlie était aussi agité que moi.
Enfin, les portes s'ouvrirent. L'église de Forks avait beau être petite, tous les invités semblaient être là. Tous tournés vers moi.

Mon père commença à marcher, me contraignant à faire de même. Dans les rangées de banc, je reconnus Phil et ma mère qui m'adressa un signe de la main, bien que son visage était un peu contrarié (tout comme moi, elle désapprouvé le mariage avant, minimum, 30 ans). Il y avait aussi Mike, Jessica, tous ceux de ma classe, et je reconnus même d'anciens amis de Ph½nix.

Je ramenai mon regard vers l'autel et mon c½ur rata un battement.
Edward était tourné vers moi, un sourire magnifique sur ses lèvres irréprochables, et je pensais immédiatement que le plus parfait des hommes ne lui arrivait même pas à la cheville. Sa peau albâtre s'accordait merveilleusement avec son costume blanc. Ses cheveux -sorte de coiffé et décoiffé à la fois- ne rivalisait avec aucunes autres coiffures existantes sur Terre. Quant à ses yeux, lave incandescente où tourbillonnaient l'or et l'ambre, étaient tendres et tout simplement hypnotisants. Jamais il n'avait été plus beau.

Mon appréhension et mes tremblements s'évaporèrent immédiatement quand je croisa son regard. Je repris mon souffle, constatant que depuis que les portes avaient été ouvertes, j'avais arrêté de respirer. Même, je me surpris a avancé d'un pas assuré vers l'autel. Charlie serra mon bras et me lâcha, allant s'asseoir aux côtés de Carlisle et Esmé, prête à pleurer pour peu qu'elle puisse le faire.
Je détournais mes yeux d'Edward, et manqua d'éclater de rire devant le prêtre. Comme l'avait dit Alice, Emmett avait apparemment obtenu sa licence de marieur. Il était là, devant moi, ses yeux aussi amusés que les miens. Je me mordis la joue, mais ne pus réprimer un sourire.

Les invités s'assirent, le silence était religieux, et tous attendaient qu'Emmett parle...

_____

¹ Voici un lien, pour la coiffure de Bella : ici
² Voici un lien, pour le bouquet de mariage de Bella : ici
³ Voici un lien, pour la voiture : ici

J'espère que ce chapitre vous a plu !
La suite bientôt.
Qui ne rêverait pas d'un mariage pareil avec Edward ? ; )
Merci d'avoir prit le temps de lire.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 10:23

At-Night-Fall • Chapitre 7 •

• At-Night-Fall • Chapitre 7 •
__" Dieu nous parle dans l'église par la Bible "commença Emmett, l'air solennel en lisant son livre.
Je manquais de m'étranglais. Jamais je n'aurais pensé qu'un jour, une telle phrase puisse sortir de sa bouche. Edward m'adressa un sourire complice. Mes joues s'empourprèrent, mon c½ur partit dans un rythme démesuré, j'étais éblouie par tant de beauté et d'éclat. Il le remarqua, et ses lèvres s'agrandirent d'autant plus.

La cérémonie défila très lentement. Il y eut quelques chants, divers psaumes pompeux et ennuyants. Puis Emmett lu un bout de l'Evangile. J'eus du mal à me concentrer. La religion n'était pas mon truc, de plus la présence d'Edward ne faisait qu'aggraver les choses.
Enfin, on passa à l'échange des consentements, la phase la plus importante. Le prêtre s'éclaircie la gorge avant de commencer :

- Isabella Marie Swan et Edward Anthony Masen Cullen, vous avez écouté la parole de Dieu qui a révélé aux hommes le sens de l'amour et du mariage. Vous allez vous engager l'un envers l'autre. Est-ce librement et sans contrainte ? Pour le meilleur et pour le pire ?

Notre réponse fusa au même moment : « Oui ».

- Vous allez vous promettre fidélité. Est-ce pour toute votre vie ?

- Oui, répétai-je timidement.

- Toute ma vie, jura Edward de sa voix de velours.

Il se tourna alors vers moi, le visage grave. Ses yeux se plantèrent dans les miens et entre ma bouche entrouverte, je sentis son haleine sur ma langue. J'oubliais immédiatement où j'étais, qui j'étais... Je me perdais dans l'or ses prunelles complètement captivée. J'en oubliai même de respirer.

« Bella » La voix d'Emmet me ramena à la réalité. « Edward t'a posé une question ».

- Hein ? Dis-je, complètement à côté de la plaque.

Je piquais un fard monumental. Jamais je n'avais été plus idiote qu'à cet instant. On devait me prendre pour une folle. J'entendis un petit rire argentin en provenance du fond de l'église.

- Isabella, veux-tu être ma femme ? Redemanda Edward, en fronçant étrangement les sourcils.

- Oui. Répondis-je en essayant de prendre un air neutre à défaut d'en prendre un joyeux. Et toi, Edward, veux-tu devenir mon époux ?

Ses yeux brûlèrent mes prunelles encore une fois. Comment pouvait-on être si beau ?

- Oui.

Alice apporta les alliances, toute joyeuse, accompagnée de Jasper - le garçon d'honneur d'Edward. Celui-ci prit la bague en or qui avait appartenu à sa mère et me la passa au doigt. Je fis de même avec lui. Je remarquais cependant des inscriptions mais n'eus pas le temps de lire.
Avant qu'Emmett ne puisse en placer une, mon amoureux prit mon visage entre ses mains fraîches. Ses lèvres se posèrent sur les miennes, mêlant mon souffle court au sien. Le baiser avait –soudain- un goût que je ne connaissais pas, mais pas particulièrement dérangeant cependant.

Edward me relâcha, mon c½ur parut enfler quand je vis son sourire au coin de ses lèvres parfaites. Une slave d'applaudissements retentie dans l'église. Il me prit tendrement la main et m'entraîna dehors. J'entraperçus mon père qui s'essuyé le coin de l'½il mais mon regard fut attiré vers une femme aux cheveux blonds vénitiens et aux yeux ors. Elle dégageait une telle beauté que je fus frappée par l'évidence, elle était un vampire.
Un mot, un nom plus particulièrement vint s'insinuer dans mon esprit : Tanya.

Lorsque nous sortîmes, l'Audi nous attendait, moteur en route. Edward s'installa au volant, moi à côté de lui. La voiture partit dans un nuage de poussière, en direction de la forêt.

- Où allons-nous ? Demandai-je.

- A la clairière. Juste le temps que tout le monde viennent à la maison.

Il prit ma main, et embrassa mon front, visiblement heureux et rayonnant de bonheur.

- Tu te rends compte, nous sommes mariés ! M'exclamai-je, soudain.

- Oui, rigola-t-il.

Il s'arrêta sur le chemin, et nous quittâmes le véhicule.

- Dis-moi... Commençai-je.

- Oui ?

- Je dois absolument monter sur ton dos ?

Il était évident que la robe allait le gêner. En riant, il me prit dans ses bras et partit en courant. Rien que pour nous deux. Enroulant mes bras autour de son cou, je fermais les yeux, respirant sa délicieuse odeur. Le voyage ne dura même pas deux minutes. Il me déposa sur l'herbe, j'attrapai sa main et l'entraîna au milieu de la clairière. Comme d'habitude l'endroit était magnifique et calme.
Je m'assis sur le sol, adossé au torse de mon adonis qui enroula ses bras autour de moi.

- Au fait, il y a quoi d'écrit sur ta bague ?

- Ah ça...

Il enleva l'anneau et me le tendit. Je regardais les inscriptions et lut « E.M et E.M – B.S et E.M.C ».

- Nos initiales et celles de tes parents, murmurai-je.

- Oui. Je l'ai aient fais graver, il n'y a pas longtemps. Cette bague a appartenu à mon père.

Il prit soudainement mon visage entre ses mains, et encore une fois il m'embrassa. Je crochetais mes bras autour de sa nuque, espérant le retenir un peu, pour que le baiser dure plus longtemps. Las, il me repoussa doucement mais fermement en riant.
Je soupirais, il y avait un point important que je voulais aborder avec lui :

- Edward...

- Oui ?

- Pendant le dîner, on va devoir faire un discours non ?

Il s'esclaffa.

- Si ça te gêne, je peux le faire tout seul.

- Non ! Mais je voulais..., continuai-je. Je voulais annoncer à tout le monde qu'on va s'en aller à Juneau.

- Quand ? Me demanda-t-il, surpris.

- Dans deux jours.

- Si tôt ? Moi ça ne me pose pas de problème, mais... toi ?

- J'ai pris ma décision Edward. Il faut que l'on parte maintenant. Plus on attendra, plus Charlie et les autres souffriront.

Il attrapa mon menton, et me força à le regarder. J'étais triste, c'était évident, mais je devais le faire, sinon ce serait trop tard.

- Tu es sûre ?

- Certaine.

Je caressais son visage à présent. Si Edward était là, tout se passerait bien. Il soupira, et se leva, me reprenant dans ses bras.

- J'espère au moins que ça ne gâchera pas la fête, m'inquiétai-je.

- Ils comprendront.

Il était un peu plus de midi lorsque l'on rentra chez les Cullen. La musique battait son plein, autant dehors que dedans. La maison était bondée. J'inspirai un bon coup, et me composa un visage heureux ou tout du moins serein (bien que le stress et l'inquiétude me prenaient encore au ventre). Dès que j'eus passé l'entrée - Edward à mes côtés - tous les invités se ruèrent vers nous pour nous féliciter. Les embrassades passées, Alice annonça d'une voix claire et forte qu'il était temps de passer à table.
A l'extérieur – dans le jardin – plusieurs tables aux nappes blanches avaient été assemblées pour former un -U renversé. Edward et moi, nous assîmes à la place d'honneur évidemment. Je regardais mon assiette en sourcillant :

- Comment tu vas faire ? Demandai-je.

- Pour ?

- Manger !

- Ne t'inquiète pas pour ça, s'esclaffa-t-il.

Alice apparut derrière moi et elle m'embrassa sur la joue.

- Félicitation.

- Merci.

Une autre chose me revint en mémoire.

- Au fait ! En sortant de l'église, j'ai vu un vampire.

Edward et sa s½ur ne dirent rien (mais je savais qu'Alice avait jeté un coup d'½il furtif à son frère), je continuai donc :

- Elle avait les yeux ors et des cheveux... blonds vénitien. C'est...

- Tanya, oui. On a envoyé des invitations à son clan, mais ils nous ont répondu qu'ils avaient un empêchement.

- J'ai pus me libérer moi, dit une voix veloutée derrière nous.

Je sursautais. Edward se retourna lentement tandis qu'Alice embrassa la nouvelle venue en criant de joie.

- Allons Alice, ne fait pas comme si tu ne savais pas que j'allais venir, dit tendrement la jeune femme en lui caressant les cheveux.

Elle tourna ensuite le visage vers mon amoureux.

- Salut Edward !

- Bonjour Tanya, je ne m'attendais pas à te voir, dit-il calmement de sa voix de velours.

- Le problème n'a pas nécessité ma présence. Alors...voici donc ta Bella ?

Elle baissa des yeux interrogateurs sur moi, pendant qu'Edward hochait la tête.

- Je suis Tanya ! S'écria-t-elle, en tendant la main.

Bien que prise au dépourvu, je la serrais.

- Alors quel était ce problème qui n'a pas nécessité ta présence ? Demanda Edward.

- Un groupe de quatre vampires sauvages traînait dans les parages. Nous sommes donc allés les voir. Mais Kate, Eléazar, Anna et Irina¹ m'ont demandé à ce que je vienne vous voir. Autant pour s'excuser que vous féliciter.

- Tu les remercieras. Le déjeuner va arriver. Mets-toi à table, Tanya. Dit soudainement Alice, sans départir de son amabilité.

La concernée acquiesça et s'installa aux côtés de Carlisle. Se penchant vers moi, Edward murmura :

- Tanya a tellement d'effet sur toi que tu en oublies de respirer.

Je repris mon souffle.

- Bella ?

Je me retournais, et vis mon père qui arrivait en compagnie de Renée et Phil. Encore une fois, il me prit maladroitement dans ses bras. Ma mère me serra doucement contre elle, quant à Phil (étant donné qu'il n'était pas mon père, il y avait toujours une certaine gêne entre nous), il se contenta de m'ébouriffer les cheveux.

- Ainsi tu n'es plus ma petite fille, dit Charlie, ses derniers mots s'étranglant dans sa gorge.

- Pas de larmoiements s'il te plait !

- Personne ne se larmoie, riposta-t-il.

Il s'assit à ma droite –un peu irrité. Edward me prit la main et embrassa ma paume, tandis que je me levai – dégluti – et tapotai ma cuillère contre le cristal de mon verre. Le silence s'installa, les visages se tournèrent vers moi. Tous attendaient mon discours...

_____

¹ Kate, Eléazar, Anna et Irina sont les vrais prénoms du clan de Tanya.
Ces noms apparaissent dans les tomes de Stephenie Meyer, il faut juste avoir l'½il =3.
Voici donc l'apparition de la fameuse Tanya xD
Comme d'habitude, j'espère que ce chapitre vous plaira.
Veuillez m'excuser pour les fautes éventuelles.
Merci!

Je tiens à remercier le blog We-Are-Bella-Swan
car grâce à ses deux auteurs, je suis "fiction de la semaine"

# Posté le mardi 17 juin 2008 09:30

Modifié le mercredi 25 juin 2008 13:04